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Hier, le juge des flagrants délits du Tribunal de grande instance de Dakar a reconnu coupable les prévenus Mamadou Kanté et Dial Koïté de vol en réunion commis la nuit. Ils ont été condamnés à 2 ans dont 6 mois de prison ferme. Il leur était reproché d’avoir volé une moto.

Reconnus coupables de vol en réunion commis la nuit, les prévenus Mamadou Kanté et Dial Koïté ont été condamnés à 2 ans dont 6 mois de prison  ferme par le juge des flagrants délits du Tribunal de grande instance de Dakar. Le duo avait subtilisé la moto du nommé Thierno Mbow avant de disparaître dans la nature. Mais leur fuite ne sera que d’une courte durée. Suivant les traces de son engin, le plaignant est tombé sur son bien dans un container abandonné. Sur place, les «voleurs» recherchés ont été aussi appréhendés. «C’est moi qui ai repéré la moto. Après j’ai appelé Dial et Alioune Badara Sadia pour aller exécuter le vol», aurait reconnu Mamadou Kanté devant les enquêteurs. A la barre, il a changé de version.
En l’absence de leur co-accusé en fuite, les sieurs Kanté et Koïté ont tous niés les faits pour lesquels ils sont poursuivis. Selon eux, ils venaient d’une soirée de Thiante (cérémonie religieuse) lorsqu’ils ont été arrêtés entre Zac Mbao et Keur Mbaye Fall. En à croire le propriétaire de la moto, les trois s’accusaient mutuellement au moment de leur arrestation. Dans son réquisitoire, le procureur a indiqué que les faits sont constants. La représentante du Parquet a requis l’application de la loi. «Quel est votre dernier mot ?», demande le juge au duo qui n’a pas été assisté par un avocat. Contre toute attente, Mamadou Kanté et Dial Koïté se sont fondus en excuses. «Qui s’excuse s’accuse !», dit l’adage.
Finalement, les mis en cause ont été condamnés à 2 ans dont 6 mois de prison ferme. A peine le verdict prononcé, le grand frère du plaignant a demandé à se rapprocher de la barre. Il est porteur d’une alerte. «Mon petit frère a reçu des menaces après le déclenchement de cette affaire», avertit-il. Le juge lui suggérera d’identifier les auteurs et de porter plainte.
msakine@lequotidien.sn

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