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Abdoualye Diouf Sarr.

Dakar va abriter la 68ème session du Comité régional de l’Oms pour l’Afrique du 27 au 31 août. 47 ministres de la Santé des pays membres vont se réunir pour examiner la situation sanitaire et adopter des stratégies destinées à relever les défis comme la santé de la mère, le financement de la santé et la lutte contre les maladies non transmissibles. Au total, plus de 600 participants sont attendus dans la capitale.

La 68ème session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) pour l’Afrique va se tenir à Dakar du 27 au 31 août prochain. Des décisions majeures destinées à améliorer la situation sanitaire dans la région africaine sont attendues de ces ministres. Celles-ci concernent plus particulièrement le financement de la santé, la santé de la femme, l’accès aux médicaments, aux vaccins, la prévention, les soins, le traitement du Vih/Sida, de l’hépatite virale, de la tuberculose, du paludisme, la lutte contre le choléra, les risques environnementaux et du changement climatique sur la santé. Cette rencontre est la plus importante dans la région, selon Farba Lamine Sall, chef du bureau de l’Oms à Dakar. «C’est comme une feuille de route en matière de santé», souligne-t-il. En plus des grandes décisions qui vont sortir, les ministres africains de la Santé vont également passer en revue les progrès accomplis par les Etats membres dans la mise en œuvre des politiques et programmes nationaux de santé avec l’appui de l’Oms. A cet effet, informe Allassane Mbengue, secrétaire général du ministère de la Santé et de l’action sociale, plusieurs rapports portant sur des questions prioritaires seront soumis à l’appréciation des participants.
Il sera également question au cours de cette réunion de l’éradication de la poliomyélite. L’Oms a noté des «progrès remarquables» dans la lutte contre cette affection et compte tenu de ces progrès, «la région africaine pourrait obtenir la certification de l’éradication d’ici la fin de l’année 2019», renseigne l’Oms. L’organisation propose toutefois aux Etats membres des interventions prioritaires favorisant la certification de l’éradication de la poliomyélite dans la région africaine et contribuant à conserver le statut de pays exempts de polio après leur certification.
La 68ème session va procéder à une évaluation des progrès accomplis dans la concrétisation des engagements assortis d’échéances en matière de lutte contre les maladies non transmissibles, principalement les maladies cardiovasculaires, le cancer, le diabète, les affections respiratoires chroniques qui, selon l’Oms, constituent les principales causes de morbidité et de mortalité dans le monde. «La région africaine a enregistré 3,1 millions de décès liés à ces maladies», note l’Oms. Les Etats vont, à l’issue de ces rencontres, proposer des mesures prioritaires contre ces maladies.
Le financement durable de la santé sera aussi au centre des échanges entre les ministres de la Santé et les bailleurs. L’Oms estime que la viabilité du financement est un élément crucial pour con­verger vers la couverture sanitaire universelle, et contribue de ce fait à l’atteinte des objectifs de développement durable. Et pour le chef de bureau de l’Oms à Dakar, déjà une «meilleure utilisation des ressources allouées à la santé est un moyen de résoudre à moitié le problème du financement», note-t-il.
ndieng@lequotidien.sn

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