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«Rendre le fleuve Sénégal navigable pour en faire un outil de développement économique et d’intégration», c’est le thème central de la 6e session de l’Initiative pour l’avenir des grands fleuves (Iagf) qui se tient du 9 au 13 avril à Dakar et à Saint-Louis. Réunissant des panélistes de haut niveau dont le haut-commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs), les directeurs des sociétés de gestion de ladite organisation, des gestionnaires de fleuves, entre autres, cette structure entend se pencher sur les moyens à mettre en œuvre pour rendre le fleuve Sénégal navigable et en faire un instrument de développement économique. Cette session intervient dans un contexte de mise en œuvre du projet de navigabilité du fleuve Sénégal. Ainsi, note le haut-commissaire de l’Omvs, cette 6e session de l’Iagf marquera un tournant dans les activités de son organisation dans la mesure où le projet de navigabilité est maintenant le projet le plus structurant déroulé par l’Omvs. Ce projet, explique Hamed Diané Séméga, concerne 905 km, de Saint-Louis du Sénégal à Ambidédi au Mali, avec la construction d’un port fluviomaritime moderne digne de ce nom d’un coût de plus de 290 millions d’euros avec toutes les infrastructures requises, un autre port fluvial à Ambidédi et des quais et escales portuaires sur le long du fleuve  pour faire revivre le fleuve Sénégal en termes d’échanges et de dynamisme de développement. Tant que ce maillon essentiel n’est pas réalisé, les programmes de l’Omvs auront eu un impact, mais le véritable impact qui permettra le développement n’aura pas été réalisé, a fait savoir le haut-commissaire, qui a souligné que l’Omvs va, grâce cette réunion, tirer profit des expériences des autres pays pour davantage mettre en valeur le fleuve Sénégal qui fait partie des grands fleuves du monde et suscite à ce titre un intérêt particulier de la part de tous les acteurs importants de l’environnement.
Le ministre de l’Hydraulique du Sénégal Amadou Mansour Faye, par ailleurs maire de Saint-Louis, a salué de son côté, l’organisation de cette rencontre dans sa ville. Pour lui, les échanges permettront de trouver les moyens de mettre en valeur le fleuve Sénégal qui va, à partir de ce moment, booster l’économie des pays membres de l’Omvs qui vont pouvoir augmenter considérablement leurs échanges économiques.
Eric Orsenna, président de l’Iagf, a quant à lui, axé son intervention sur le rôle de premier plan que joue par l’Omvs. A ses yeux, l’Omvs est un excellent outil d’intégration car étant la seule organisation mondiale transfrontalière de gestion commune d’un fleuve. Les enjeux et les défis, dit-il, sont énormes et peuvent être relevés avec la participation de toutes les parties prenantes dont les experts venus des quatre coins du monde et qui, même s’ils ne sont pas tous des experts du transport fluvial, peuvent apporter leurs contributions dans la résolution des problèmes de navigabilité et ainsi aider l’Omvs à atteindre ses objectifs, notamment faire du fleuve Sénégal un outil développement économique et d’intégration.

cndiongue@lequotidien.sn

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