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Hier, au Grand Théâtre de Dakar, les 5 mentors de la 6ème édition de la Grande rentrée citoyenne ont partagé leurs expériences avec les jeunes venus d’ailleurs écouter leurs discours. De Mary Teuw Niane en passant par Ramatoulaye Mbengue, les élèves copiaient ces modèles de réussite scolaire.

La Grande rentrée citoyenne continue son bonhomme de chemin. L’année dernière, l’initiatrice a pu décrocher le président de la République, Macky Sall, qui a eu à partager son parcours avec les jeunes. Cette année aussi, la tradition a été respectée par Amy Sarr Fall et son équipe d’Intelligences Maga­zine, mais le chef de l’Etat a été représenté par son ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Mary Teuw Niane. Hier, c’est dans un Grand Théâtre plein que le ministre a raconté ses années passées sur les bancs de Saint-Louis à la France, en passant par Dakar. Professeur titulaire de classe exceptionnelle en Mathématiques, le brillant parcours de l’ancien recteur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis a été magnifié par les élèves et étudiants. «La science n’appartient ni à l’Europe ni à l’Amérique ni à l’Asie. Elle est née en Afrique, a pris son envol en Afrique. Il y a eu des parenthèses, mais elle va revenir en Afrique et s’imposer comme le bastion de la science et de la technologie», clame M. Niane sous les applaudissements du public. Et pour lui, il n’y a pas de raccourci, c’est le fruit d’un «travail dur, pénible, soutenu».
Avant lui, les 5 mentors de cette édition se sont prêté au difficile exercice de parler de soi. Rama­toulaye Diagne Mbengue, recteur de l’Université de Thiès, première femme à occuper ce poste au Sénégal, a philosophé sur son parcours. Elle a évoqué ses 7 années passées au lycée Lamine Guèye, son passage à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar etc. Elle a aussi prodigué des conseils aux participants. «Il ne faut jamais faire d’une difficulté un alibi pour baisser les bras, que ce soit dans les études, la vie professionnelle. Que ce soit dans la vie de tous les jours, je crois qu’il faut toujours refuser de se donner des alibis. Il faut aussi refuser que les autres vous cherchent des alibis», con­seille-t-elle.
Par ailleurs, Me Moustapha Ndiaye, président honoraire de la Chambre des notaires du Sénégal, a livré quelques leçons aux participants. Il dit : «Il n’y a pas de fatalité dans l’échec. Vous devez avoir des valeurs. Vous devez être patients, avoir des références. Osez, bougez et agissez ! N’ayez pas peur de rêver ! Il ne faut jamais faire de l’arrogance votre compagnon.» Cependant, le mentor a reconnu avoir eu des échecs, des moments de doute et de déception dans sa vie.
Momar Nguer, vice-président du groupe Total, Gabriel Fal, président de Cgf Bourse, Yaye Astou Thiam, directrice générale d’Etic­ca, ont exhorté la jeunesse à s’approprier des valeurs telles que le partage, le sacrifice, la patience, l’humilité et la discrétion. Très ravie de la réussite de l’évènement, Amy Sarr Fall dira que «beaucoup de personnes ont cru que c’était une initiative utopique, mais loin de nous décourager, nous avons tenu bon et réussi à fédérer à ce jour plus de 12 mille étudiants autour de l’idéal qui est le combat pour l’éducation».
La fanfare de l’Armée nationale a participé à la fête avec l’exécution de l’hymne national. Et les anciens combattants et plusieurs personnalités ont aussi pris part à la rencontre.
msakine@lequotidien.sn

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