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Dans le cadre du premier volet du festival «Sunu cinéma», 15 jeunes sont en formation en écriture de scénario depuis le 22 septembre dernier. Le 2e volet, qui est la diffusion de films en plein air dans les quartiers, va débuter en novembre. Le programme se poursuit jusqu’au 22 décembre.

15 jeunes sont en formation à la Place du Souvenir africain depuis le 22 septembre dernier pour renforcer leur scenario. Cette initiative entre dans le cadre du festival Sunu cinéma qui s’effectue sur 2 volets. Le premier est cette formation dont la première semaine s’est clôturée hier. Elle s’est faite en 3 sessions de 15 jours afin de permettre aux 15 bénéficiaires de rencontrer des professionnels du cinéma et des scénaristes de renommée. Ces derniers sont au nombre de 10, dont 5 ont été encadrés au Sénégal et 5 autres viennent de l’Europe. Ils vont donner leur avis, voir les projets et apporter leur vision sur le travail que ces jeunes ont réalisé.
Le deuxième volet est celui de la diffusion qui se fera en novembre. Et là, «on va le faire avec la maison de production Les films du crocodile de Moussa Touré. Il s’agira de projeter dans 5 quartiers de Dakar 5 grands films vraiment populaires qui sont d’actualité», explique Mousta­pha Samb, responsable cinéma à l’Institut français de Dakar. Il est optimiste que les projets de film que les jeunes ont eu à présenter auront une suite. «Notre objectif est d’arriver au 22 décembre, que ces projets-là puissent être proposés aux producteurs et au Fopica. Nous voulons faire en sorte que ces projets soient éligibles pour un financement et un accompagnement dans le cadre du Fopica», argue ce membre d’Eunic Sénégal. A l’en croire, il faudrait également que ces projets puissent s’ouvrir à d’autres bailleurs. «C’est une première, mais on espère que les années qui suivent, on pourra suivre cette formation», souligne-t-il.

Regard professionnel
Pour cette première semaine, le cinéaste Moussa Touré, qui encadrait ces 15 jeunes, estime que les 15 projets qui ont été présentés sont bons dans l’ensemble. Il pense en outre que cette session de formation peut aider les jeunes face au manque d’école de cinéma. «Il nous manque des écoles de cinéma ; donc c’est notre devoir, nous qui avons une certaine connaissance, de le combler avec des classes comme ça», dira-t-il. Il faut noter que le concept de Sunu cinéma est une initiative pour encourager et renforcer le secteur du «qui est d’un dynamisme incroyable au Sénégal. On a vu tous les prix remportés ces dernières années au Fespaco. Et cette production de courts métrages réalisés par des jeunes qui n’ont malheureusement pas eu la chance d’être formés dans de grandes écoles, il y a une énergie qui pousse au Sénégal», a commenté M. Samb. «Nous au niveau d’Eunic, on s’est réuni et on a réfléchi sur comment accompagner ce secteur en mettant en place un programme de formation et de diffusion de films en plein air dans les quartiers qu’on a intitulé Sunu cinéma», fait-il savoir. En réalité, ce programme est conçu par Eunic, mais il est aussi renforcé par des compétences locales, notamment Cinécaf, Studio Sankara avec le soutien de la direction du Cinéma et de l’Union européenne.
mfkebe@lequotidien.sn

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