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Mauro Petroni.

Le parcours des arts visuels de la capitale et sa banlieue reste fidèle au dynamisme et à la collaboration participative entre artistes et lieux d’exposition. Pour cette 8e édition, les passionnés auront quinze jours pour profiter des 22 lieux d’exposition inscrits au programme.

Le Parcours est lancé. Devant les acteurs culturels, la presse et les passionnés d’arts, les organisateurs ont donné les contours de l’événement qui se tient cette année pour la 8ème fois. Quinze jours sont fixés pour exposer et dérouler des activités d’art visuel, échanger et projeter des films, du 29 novembre au 14 décembre. Cette plateforme d’échange culturel et de partage se poursuit au fil de l’année. Il est par ricochet un moment de mutualisme entre artistes et divers lieux d’exposition de la capitale. L’un des critères phare de ce cadre d’échange est en effet la permanence du lieu, support de l’exposition. Et la régularité des espaces qui ont une fois fait partie du Parcours. Cet événement est désormais bien inscrit dans l’agenda culturel sénégalais au même titre que la Biennale, le Salon des arts visuels, entre autres. Fort de ses huit ans d’existence, les acteurs de cette trajectoire artistique se définissent comme étant des «sentinelles culturelles émotionnelles et spirituelles de la ville». «Mon rôle consiste à compiler les événements du Parcours à travers un guide de Dakar qui permet aux passionnés de visiter les lieux d’exposition», livre, Théo Pétroni, un des initiateurs de l’événement. L’artiste graffiteur épouse ainsi l’esprit du Parcours qui est «collectif et participatif». En outre, les vingt-deux emplacements qui font office de points de chute du Parcours sont libres de mettre en place leur programmation et exister de manière autonome. Les petits explorateurs du Parcours ont, eux aussi, un livret destiné aux enfants. Cette innovation constitue une stimulation pour que les plus jeunes puissent interagir avec les artistes.
Cependant, au-delà d’élargir les horizons et nourrir les intellects, l’esprit du Parcours, confie Koyo Kouoh, est collaboratif entre lieux d’art qui travaillent au quotidien pour l’art et la culture et les autres. «Il (le Parcours) œuvre à les amener à collaborer pendant un moment fort de l’année, fin novembre début décembre», indique la co-initiatrice du Parcours. En huit ans d’existence, «le Parcours a grandi, il est fidèle et indépendant. L’idée de collaboration, fédération est très forte. Et l’initiative a la reconnaissance des hommes et femmes qui, au quotidien, pensent art, réfléchissent art, le présentent, le conservent, le promeuvent, ne font que ça», souligne l’ancienne directrice de Raw material company. Elle résume le Parcours par cette force de travail. «Une consolidation des efforts, voire une famille artistique et institutionnelle dans Dakar.» Idrissa Diallo, commissaire d’exposition et directeur artistique de la Villa des arts, dit : «Il s’agit de prendre des espaces d’art qui ont des expositions en permanence. C’est comme ça qu’on s’est regroupé en 2012 pour la première édition du Parcours. J’ai créé la même année la première édition de la Villa des arts de Dakar à la galerie Léopold Sédar Senghor.» Fait par des humains pour des humains, l’art contribue à la vie de l’humain. Toutefois, «son marché est étroit pour celui qui veut le limiter à Dakar. La technologie et le net doivent être davantage explorés afin de s’ouvrir au reste du monde en plus des conférences et performances», conseille M. Diallo.

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