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Poursuivis pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et blanchiment de capitaux dans le cadre d’activités terroristes par menace et complot d’apologie du terrorisme et financement du terrorisme en bande organisée, Alioune Ndao et ses coprévenus reviendront au Tribunal le 9 avril prochain. Alors qu’ils devaient être normalement 32 personnes à comparaître mais dans l’ordonnance de renvoi, 2 noms n’ont été pas mentionnés. Il s’agit de Alpha Diallo et Mou­hamed Lamine Mballo. Natu­rellement, ils n’ont pas été appelés à la barre. Par conséquent, le ministère public a «demandé le renvoi de l’audience pour rectifier cette erreur matérielle». Une requête que la défense assimile à une stratégie qui vise à «allonger les débats» parce que le Parquet «n’est pas prêt». Elle en a profité pour demander la libération de Alpha Diallo et Mouhamed Lamine Mballo car, estime-t-elle, le procureur disposait de 5 jours de délai pour faire appel de l’ordonnance de clôture du juge d’instruction. «C’est une simple omission (…). Le blanchissement de capitaux a été établi d’après le juge d’inscription.  Nous avons hâte de rentrer dans les débats», s’est défendu le procureur».
Le procureur a expliqué que la demande de renvoi de l’audience est motivée par un souci de régularité. La défense, pour sa part, ne peut pas admettre qu’on demande au juge Samba Kane de «renvoyer le dossier au procureur pour qu’il se prépare». Elle estime que «le juge ne peut statuer sur des personnes qui ne sont pas attraites». «Dieu Lui-Même ne peut juger une personne qui ne lui a pas été déférée», déclare Me Khouraichi Ba, un des avocats de la défense. Le procès est finalement renvoyé jusqu’au 9 avril.
mgaye@lequotidien.sn

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