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Pour ne pas être surpris à l’heure du couvre-feu, certains Sénégalais sont contraints de rentrer à pieds, quel que soit l’éloignement de leur domicile. Souvent, les plus lents et les malchanceux sont rattrapés par la patrouille qui ne leur pardonne rien.

Maudit virus qui chamboule la vie des citoyens qui ont longtemps vécu dans le confort de leur vie insouciante. Les mesures prises par les autorités étatiques pour combattre la maladie à coronavirus bouleversent les habitudes des Sénégalais. A cause du couvre-feu, on se débrouille comme on peut pour arriver avant 20h à la maison afin d’éviter les patrouilles de la Police et de la Gendarmerie nationale.
Aujourd’hui, les restrictions sur les transports imposent aux travailleurs la marche obligatoire pour regagner leur domicile. Le long de l’autoroute et des grandes artères dakaroises, les populations tentent par tous les moyens de rallier leur domicile avant d’être piégées en chemin. Et la marche est plus privilégiée à cause du déficit de moyens de transport, désormais sous haute surveillance pour éviter la propagation du Covid-19 qui en est à 119 cas testés positifs. «C’est difficile ces temps-ci. On ne peut pas rester à l’arrêt pour attendre les cars. Nous sommes obligés de marcher», se désole un homme, masque bien fixé sur la figure. Il n’est pas le seul à subir les aléas du couvre-feu. Les allées de la route qui part du Pont de l’émergence aux Parcelles Assainies sont bondées de citoyens qui reviennent de leur lieu de travail.
En cet instant de la journée, seuls les véhicules particuliers et les rares cars de transport en commun se disputent la chaussée. On met l’accélérateur, car personne ne veut être rattrapé par l’heure du couvre-feu et ses rigueurs. «Nous évitons que 20h nous trouvent dehors. Chacun veut arriver à temps. La décision des autorités est passée par-là.  Et les citoyens sont dans l’obligation de respecter les mesures prises par l’Etat et le ministère de la Santé. Il y va de l’intérêt des populations qui doivent se prémunir du coronavirus», explique un automobiliste qui décide de remettre le pied en comptant les derniers instants qui le séparent de l’heure du couvre-feu.

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