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Le doute sur la transparence du fichier électoral persiste. A quelques mois de la Présidentielle, la société civile réclame le contenu de ce document.

«Le fichier électoral est déjà audité, mais il n’est pas transparent. Il faut que les gens s’assurent que ce qu’on nous dit est réel.» C’est l’avis de Mazide Ndiaye. Le président du Groupe de recherche et d’appui-conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (Gradec) fonde son avis sur la non publication du fichier électoral. «D’autres parts, il y a que quand vous dites amenez 1 ou 0,8% du fichier, il faut que les gens sachent 0,8% de combien. Ce combien-là, c’est dans le fichier électoral. Alors, il est tout à fait légitime que l’opposition veuille voir ce qu’il y a dans le fichier», a plaidé M. Ndiaye. Il s’exprimait hier au forum des partis politiques organisé par le Gradec, en collaboration avec Osiwa.
Mazide Ndiaye dément ceux qui accusent la société civile d’être du côté de l’opposition. Il a rappelé que son rôle n’est ni d’être avec l’opposition ni avec le pouvoir. «Mais il se trouve que certaines décisions prises par le gouvernement sont critiquables. Et dans ce cas-là, on les critique. C’est dans ces cas qu’on dit qu’on est encagoulé, mais quand le gouvernement fait de bonnes choses et qu’on l’approuve, il ne dit pas cela. Nous restons droits dans nos bottes. Ce qui est immoral, inacceptable, illégal, nous allons le dire», avertit-il.

La Dge déterminée à organiser «un scrutin libre, transparent et démocratique»
Ayant pris part à l’ouverture officielle du forum, Bernard Casimir Demba Cissé a réaffirmé l’engagement et la détermination de la Direction générale des élections (Dge) à organiser «un scrutin libre, transparent et démocratique à l’effet de permettre l’expression libre de la seule véritable souveraineté, celle du Peuple sénégalais». «Notre engagement pour ce Peuple demeure inoxydable», a dit le directeur de la Formation et de la communication à la Dge.
Bernard Casimir Demba Cissé se veut par ailleurs rassurant vis-à-vis de ceux qui accusent, doutent et lancent des «suspicions tous azimuts» à la Dge. «Nous, nous sommes à pied d’œuvre ; nous, nous travaillons. Le processus est devenu irréversible et le corps électoral déjà convoqué depuis le 7 novembre dernier pour aller aux urnes le dimanche 24 février 2019. Notre quotidien, nous administration électorale, est à la préparation matérielle du scrutin. Depuis le jeudi 13 décembre dernier, nous avons démarré la mise en place du matériel électoral.»
ksonko@lequotidien.sn

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