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Conseiller en éducation à la présidence de la République depuis 2012, Boubacar Siguiné Sy est philosophe et psychologue. Connu pour ses travaux et ses enseignements en psychopédagogie, M. Sy est  l’auteur de l’essai Macky Sall et le Sénégal : De la résilience à l’émergence (L’Harmattan, 2019). Dans son ouvrage, Siguiné planche «sur les scenarii possibles dans un futur proche». C’est dans un texte «à mi-chemin de la psychologie, de l’économie et de la politique» que M. Sy «décrit l’évolution d’un pays» – le sien – dont la  «cohésion nationale», la «stabilité politique», l’«ouverture démocratique» et la  «croissance fulgurante», depuis l’arrivée au pouvoir du Président Macky Sall, «préfigurent une dynamique d’émergence au regard des énormes potentialités et des réformes d’envergure en cours». Visiblement, le sérieux qui est dit du livre de Boubacar Siguiné Sy dans la note de l’éditeur n’intéresse aucun des «défenseurs», somme toute respectables, du Président Macky Sall, tous montés au créneau après que les raclures des caniveaux des réseaux sociaux ont cannibalisé les colonnes des journaux, leur disputant tout ce qui fait sens dans notre société politique.
Comment en sommes-nous arrivés là ? A qui cherche-t-on à faire croire que les «posts» nauséabonds du journaleux et écrivailleur Adama Gaye sont plus dignes d’intérêt que les essais publiés au cours des sept dernières années par d’honnêtes gens dont les analyses objectives font autorité depuis plus d’une décennie ? Pourquoi devrions-nous faire comme si le texte du Professeur certifié d’histoire et géographie, Harouna Amadou Ly, dans Macky Sall : un destin (L’Harmattan, 2916) n’existait pas ? Dans son livre, M. Ly «a fait le choix judicieux d’écrire (une) biographie pour la postérité» après avoir «observé les qualités du Président Macky Sall et constaté ce qui a été fait en deux ans et demi de pouvoir» seulement. Pourquoi plus personne n’en parle ? Parce que les raclures qu’on est allé chercher dans les rigoles infestées des réseaux sociaux sont beaucoup plus à la portée de celles et ceux qui ne lisent jamais rien et se vantent d’un patriotisme qui ment, injurie et calomnie. Pendant ce temps, le patriotisme véritable et intelligent voit ses œuvres littéraires s’empiler dans  les bonnes librairies de Dakar et d’ailleurs sans que personne ne daigne en parler. Ni même les «défenseurs» du Président qui, avant que M. Gaye ne soit en garde à vue, n’ont jamais lu un traître mot de tout ce qui est écrit sur sept années réussies d’un premier mandat. Pourtant, ces «défenseurs» du Président savent qu’il y a de quoi alimenter un mini salon du livre rien qu’avec ce qui est objectivement dit de l’homme d’Etat Macky Sall et de ses sept premières années au pouvoir dans des ouvrages utiles à la compréhension du passé et du présent et à la recherche en sciences sociales. Les auteurs sont déjà nombreux : Abdou Latif Coulibaly à la suite de votre fidèle serviteur passant au crible la politique de protection sociale universelle du Président Macky Sall, Alioune Fall à deux reprises, Ismaïla Madior Fall, etc. Macky Sall lui-même dans une série de quatre tomes dont le premier a fait l’objet d’un lancement mémorable le 25 mai 2018, avant de s’imposer en véritable succès de librairie, n’attendant qu’une diffusion africaine, voire mondiale. Simplement pour dire que l’idée selon laquelle ce qui sort des caniveaux de Facebook devrait attirer l’attention du plus grand nombre au détriment de ce qui s’en écarte, pour penser et faire le Sénégal, l’Afrique et le monde, est hallucinante ?
A qui profitent donc les raclures colportées ? Certainement à celles et ceux qui, pour n’avoir toujours rien dit des bonnes feuilles de tant d’écrits, lynchent Adama Gaye pour des commentaires injurieux qui ne s’expliquent que par l’exaspération d’un matamore qui se demande encore comment Dieu a fait pour nous imposer Macky Sall une deuxième fois.
Et si la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer), dont mon ami Moussa Sow assure aujourd’hui la coordination, nous gratifiait d’une université républicaine sur les essais consacrés aux sept premières années de Macky Sall et aux suivantes ! Et si la télévision nationale se chargeait de la couverture et de la modération de regards croisés sur Macky Sall dans les essais politiques qui incluent le texte de Cheikh Bamba Dièye dans Sénégal : Thérapie pour un pays blessé, (L’Harmattan, 2017), celui de Ousmane Sonko dans Solutions : Pour un Sénégal nouveau (Compte d’auteur, 2018) et celui, enfin, de Pierre Goudiaby Atépa dans Sénégal-rek : Ensemble pour une refondation (Les Editions continentales, 2018) ! De telles initiatives susciteraient de nouvelles vocations chez les jeunes qui trouvent dans le commentaire désobligeant le seul moyen de se donner une existence qui leur serait refusée partout ailleurs. En même temps, Adama Gaye et Guy Marius Sagna se contenteraient d’un nombre décroissant de relais indélicats et se rendraient enfin compte que l’injure en politique est moins efficace que «la clarté démonstrative fondée sur l’objectivité des faits».
Plutôt que de jurer de l’inefficacité des grands moments démocratiques de télévision dont la littérature politique est le prétexte, commençons par imprégner les jeunes, chouchous du Président Sall, de la salubrité de l’essai politique des vingt dernières années ! Histoire de surseoir à la publicité faite à Adama Gaye. C’est à cela que j’invite les «défenseurs» du Président que les Sénégalais se sont librement donné en mars 2012 et en février 2019.
Abdoul Aziz DIOP
Conseiller spécial à la présidence de la République

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