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Je suis un Pap, un grand malade, de cette épidémie qui quand elle vous atteint s’attaque à vos neurones, vous prive de sommeil et lancinant ; vous contourne quand, après vous avoir totalement fait perdre le sens du rêve et de la réalité, anéantit vos plus proches. L’autre disait : ne nous hasardons jamais à minimiser la maladie d’autrui…
Je reprends donc, que je suis un Pape chez moi, Papa d’une famille, ma foi assez nombreuse, unie, sereine, mais qui vit depuis 2006 l’angoisse du quand et comment d’une expropriation forcée, qui annoncée pour la confection de rails à grand écartement, se gare aujourd’hui en Ter, après onze (11) années d’un acte (verbal) de cessibilité nous interdisant alors «quelques modifications qui soit de nature à augmenter la valeur des propriétés recensées et visées par l’expropriation». Onze années pendant lesquelles nos concessions ont décrépit, nos progénitures crût en nombre et en âge (Dieu merci), d’autres dommages incertains, éventuels ou indirects non prises en compte, depuis s’en sont ajoutés à cette exiguïté qui fait encore ignorer la chaleur d’une chambre personnelle, d’une chambre tout court à nos enfants que l’obscurité de la nuit couvre dans les cours de nos maisons, si ce n’est la rosée des matins de brume ou les hivernages de pluies torrentielles emportant bâches et abris qui n’anéantissent leur sommeil cauchemardesque.
Notre misère c’est cette stagnation, cette attente exacerbée souventes fois des jours et des jours par l’odeur pestilentielle d’un rat, d’un chat mort coincé quelque part on ne sait où entre ce bric-à-brac inévitable, invité du magnétisme humain, ces punaises incommodes sous le linge amoncelé faute d’espaces, ces moustiques hors saison, agressifs à l’hérésie, qui nous savent privés d’herméticité. Un calvaire que je préfère, hélas, vivre 20 ans encore s’il le faut, que d’échanger mon coin où il me semble faire si bon vivre depuis que l’Apix, encore dans ses propositions abracadabrantes de compensations, loin de votre vision d’une dynamique qui s’emploierait à abréger la souffrance du Peuple sénégalais, nous creuse une fosse commune cette fois …
Nulle part, les avantages du Pracas, du Pudc, du Puma ou du Promovil ne sont connus en banlieue où cette agence passe, si ce n’est la méchanceté du régime de Macky Sall qui n’a pas de terre à donner, expropriant à tout bout de champ, moyennant seulement et uniquement des espèces sonnantes et trébuchantes. Les cœurs sont gros, Monsieur le Président, de rancœur contre vos «supposés maître d’œuvre». Venez interroger vos impactés s’il vous plaît ! Nos terres sont minées à 2 millions 880 mille F la concession d’environ ou plus de 150m2, où vivent 4 ou 5 ménages issus ou non d’héritage, en très bonne relation jusqu’ici, quand à côté les institutions immobilières de l’Etat vendent le m2 de terrain à 73 mille 333 F Cfa Ht. Nous n’en aurions cure si les actes de cessibilité devant faire foi de notre accord de l’utilité publique et l’intérêt général du Ter tenaient seulement compte de nos observations ou du nombre de ces ménages bel et bien recensés, disposant chacune d’une confirmation que l’on veut ignorer crânement aujourd’hui, au stade de la désignation des immeubles et droits réels à exproprier etc.
D’ailleurs, il nous convient beaucoup plus tout simplement que vos directives soient appliquées, rien d’autre. Nous savons, pour avoir au moins assimilé le syllabaire, que vous êtes un miroir d’avoir traversé tant de vicissitudes pour, à force de tentatives, élaborer des schémas d’interprétation du développement par des méthodes et des organisations rationnelles d’un système de valeur à la dimension de l’homme, rassurant, satisfaisant. Nous autres, vous écoutons, attendons …
Que Dieu garde le Sénégal, vous et nous tous avec !

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