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Adama Barrow est à Dakar depuis dimanche. Le Président élu de la Gambie, qui a pris part au Sommet France-Afrique à Bamako samedi dernier, va séjourner dans notre pays jusqu’à son investiture prochaine. Le chef de l’Etat, Macky Sall, a accepté de l’accueillir en répondant ainsi favorablement à la demande de son homologue du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, présidente en exercice de la Cedeao.

Le Président élu de la Gambie trouve refuge au Sénégal. A 3 jours de la date prévue pour son investiture, Adama Barrow sé­jour­ne à Dakar. Selon l’Agence de presse sénégalaise qui a don­né cette information, « le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, a accepté, samedi à Bamako, d’accueillir le Président élu de la Gambie, Adama Barrow, à Dakar, jusqu’à son investiture prochaine». C’est ainsi que M. Barrow, après avoir pris part au Sommet France-Afrique tenu à Bamako ce samedi, est arrivé  «ce dimanche peu après minuit. La même source précise que le président de la République du Sénégal «a répondu favorablement à la demande de son homologue du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, présidente en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), en marge du Sommet France-Afrique ». Se préoccupant de la sécurité de M. Barrow, à quelques jours de son investiture à laquelle le Prési­dent sortant Yahya Jam­meh refuse de se plier, «Ellen Johson Sirleaf, qui a fait le déplacement dans la capitale malienne en compagnie du Président élu de la Gambie, a demandé au chef de l’Etat sénégalais d’accueillir Adama Barrow» jusqu’à  cette date. « Ce qu’a accepté Macky Sall «au nom de l’hospitalité sénégalaise»», a-t-on ajouté.
Par ailleurs, il faut noter que la Cedeao compte poursuivre «ses efforts pour un transfert pacifique du pouvoir». L’objectif est de convaincre «Yahya Jammeh de quitter le pouvoir pacifiquement le 18 janvier au soir, date de la fin officielle de son mandat». Elle a organisé, en marge du Sommet Afrique-France tenu à Bamako samedi, une rencontre pour mettre en place les dernières stratégies pour convaincre l’enfant de Kanilaï de se plier au verdict des urnes.
A l’instar de la Communauté internationale, l’Union africaine, qui soutient cette médiation, somme également Yahya Jam­meh de quitter le pouvoir. Son Conseil de paix et de sécurité, réuni ce vendredi à Addis Abeba, «a indiqué qu’à compter du 19 janvier, elle cessera de reconnaître Yahya Jammeh comme étant le Président légitime» de la Gambie.
Depuis sa volte-face, les tractations au niveau de la Cedeao pour obtenir de Yahya Jammeh une passation pacifique du pouvoir à son successeur Adama Barrow n’ont cessé. Le Maroc et le Nigeria ont proposé des aménagements afin de pouvoir l’accueillir après son départ du pouvoir.  Mais la «terreur de Ban­jul» semble vouloir s’accrocher à la décision de la Cour suprême de ne statuer sur son recours qu’au mois de mai prochain. De plus en plus isolé, Yahya Jam­meh devra faire face à une éventuelle intervention militaire de la Cedeao au cas où il refuserait de répondre favorablement aux portes de sortie qui lui sont aménagées.
dkane@lequotidien.sn

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