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Le président du mouvement Aar Sunu Momel, Bassirou Bâ, invite «les autorités à ne point faiblir suite à la décision de fermer tous les marchés hebdomadaires qui peuvent être le lit du mal puisqu’y régnant une proximité notoire». Profitant d’une visite effectuée dans le Ndoukoumane, M. Bâ indique qu’il faut «une franche sensibilisation auprès de ces éleveurs des «loumas» qui n’ont rien compris des dangers du coronavirus qui les guette». Et d’inviter justement ces derniers «à respecter les directives et mesures d’hygiène du ministère de la Santé». Par ailleurs, concernant la sensibilisation sur le coronavirus, le président de Aar Sunu Momel sollicite de la part des autorités, l’installation de centres de traitement dans les localités reculées comme stratégie d’anticipation au lieu d’avoir à évacuer des cas sur Dakar. Aussi et toujours dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19 qui a franchi hier la barre de 36 cas, Aar Sunu Momel demande au gouvernement «à ne point laisser en rade le monde rural». Car selon Bassirou Bâ, «le monde rural est une couche de la population peu prise en compte par les autorités. Et il doit bénéficier en ce moment plus particulièrement, d’une attention accrue des autorités eu égard à cette pandémie mondiale. Encore que beaucoup de producteurs ne disposent pas de vivres de soudure». M. Bâ attire l’attention surtout sur l’aspect économique qui ne doit pas être occulté. Bien au contraire, insiste-t-il, «aujourd’hui, il est quasi impossible pour certains de constater de visu ce qui se passe dans les grandes surfaces ou autres marchés. Nous qui travaillons dans le milieu, sommes en mesure de décrire la situation qui nécessite qu’on s’y penche. Car, les personnes les plus nanties sont en train de prendre les devants en s’approvisionnant pour 2 à 3 mois afin de ne pas faire les frais d’une rupture de stock alimentaire. Pendant ce temps le citoyen du monde rural ne sait pas où donner de la tête. Parce qu’en temps normal, il lui est déjà difficile de se mettre quelque chose sous la dent à plus forte raison penser les jours à venir à comment survivre à cette pandémie mondiale».
nfniang@lequotidien.sn

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