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«Enjeux et défis de l’accès et de la gestion de l’eau pour la sécurité alimentaire» : Tel est le thème de la 56ème Assemblée générale de Caritas Sénégal qui s’est tenue du 7 au 9 février 2020 à Ziguinchor. Pour l’abbé Alphonse Seck, secrétaire général de Caritas Sénégal, l’eau est un secteur sur lequel Caritas travaille et s’investit beaucoup, et que la question de l’eau est une condition sine qua non pour arriver, argue-t-il, à assurer la sécurité alimentaire des populations. Pour ce faire, Caritas Sénégal, de l’avis de l’abbé Alphonse Seck, est en partenariat avec l’Etat du Sénégal pour travailler main dans la main avec les autorités du pays au service des populations et particulièrement les plus faibles et les plus vulnérables. «C’est notre credo et nous avons beaucoup fait dans beaucoup de secteurs, mais les besoins sont tellement importants que même si nous apprécions ce que nous avons réalisé, nous pensons qu’il y a encore beaucoup de choses à faire», a soutenu l’abbé Seck. Pour le secrétaire général de Caritas Sénégal, dans un contexte où les ressources se raréfient pour les organisations comme la leur, la nécessité de trouver toujours des partenariats nouveaux leur permettant de donner encore davantage des réponses aux besoins des populations se pose avec acuité. «C’est notre préoccupation et nous continuerons sur la lancée de ce service que nous avons assuré pour les populations depuis plus de 60 ans maintenant que Caritas Sénégal existe», espère-t-il.
«Ils sont venus solidairement maintenant qu’il y a l’accalmie pour faire tenir cette rencontre ici d’une part. D’autre part, ce sont des occasions pour nous de voir les expériences qui se font dans un milieu sénégalais, les échanger, car chaque Caritas a sa spécificité en termes d’actions liées aux réalités du milieu», a indiqué l’abbé Fulgence Coly, directeur diocésain de Caritas Ziguinchor. Et sur la spécificité de Caritas Casamance, l’abbé Coly a laissé entendre que la plupart de leurs projets dans la partie sud du pays sont destinés à l’accompagnement des populations qui ont souffert du conflit.
Toutefois, pour le directeur diocésain de Caritas Ziguinchor, cette rencontre intervient également dans un contexte où il faut tourner une page, car «beaucoup de nos vallées ont été abandonnées et elles doivent nourrir les populations comme dans le temps. Et l’action de Caritas c’est justement d’essayer d’accompagner ces populations pour qu’elles produisent elles-mêmes ce dont elles ont besoin», a-t-il avancé. Abbé Fulgence Coly de poursuivre en outre que l’action de Caritas à côté du gouvernement, c’est de récupérer les terres ensablées, salinisées et abandonnées. «C’est d’ailleurs l’occasion, avec cette rencontre de Ziguinchor, de montrer aux autorités locales des choses que nous faisons et qui ne sont pas très visibles parce que nous plantons dans le cœur de personnes qui sont dans le besoin l’amour. Elle nous donne aussi l’occasion de faire un bilan nous-mêmes pour orienter nos actions», a-t-il justifié.
imane@lequotidien.sn

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