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Abdoulaye Baldé le jure : Karim Wade «reste et demeure un ami» à lui. Pour autant, cela n’a pas empêché à l’ancien numéro 2 de la Génération du concret de soutenir le candidat sortant à la prochaine élection présidentielle. «Je n’ai pas l’impression d’avoir trahi qui que ce soit. Karim Wade est dans un parti et moi dans un autre. Il a sa vision et j’ai la mienne. Chacun essaie de défendre les intérêts de son parti», s’est-t-il justifié hier au «Grand jury» de la Rfm. Toutefois, celui qui était le directeur exécutif de l’Anoci estime que les accusations portées par la Crei sur Karim Wade sont «fallacieuses». Quid de l’affaire Khalifa Sall ? Le député-maire de Ziguinchor se démar­que du pouvoir : «C’est une injustice. Les choses ont été très mal gérées. Il y a eu une précipitation dans les procédures.»

«Les stratégies de l’opposition ne sont pas bonnes»
Malgré toutes ces «tares» énumérées par le leader de l’Union des centristes du Sénégal (Ucs), qu’est-ce qui explique son alliance avec Macky Sall, une décision «difficile et très dure» ? «En politique, la réalité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain. La décision de notre parti procède d’une analyse de la situation et des circonstances internes. Nous avons entamé le processus de parrainage qui se déroule très bien. Nous avons largement atteint l’objectif fixé avec plus de 70 mille parrains mobilisés, mais on n’est pas prêt», a-t-il souligné, «différant» ainsi ses ambitions présidentielles jusqu’en 2022. Mis sous contrôle judiciaire par la Crei de 2012 à 2017, Abdoulaye Baldé réfute tout «deal» avec Macky Sall pour échapper à la justice. «Si j’avais des craintes par rapport à mon dossier, je ne me serais pas présenté seul pour la mairie de Ziguinchor. Mon ralliement n’a rien à voir avec mon dossier judiciaire. Je ne suis pas quelqu’un qui abdique, qui négocie… J’ai toujours clamé mon innocence. La Crei est allée partout à travers des commissions rogatoires, mais n’a rien trouvé. Depuis plus de 2 ans, mon dossier ne bouge pas», a-t-il dit. Selon lui, «Macky Sall était notre bourreau à nous tous, mais en politique il faut faire preuve de dépassement», souligne-t-il.
Par ailleurs, Abdoulaye Baldé juge que les stratégies de l’opposition «ne sont pas bonnes parce qu’on se focalise trop sur le processus électoral, les cartes d’électeur…» L’opposant qui, il y a dix jours, adhérait à la plateforme de Mame Adama Guèye estime que «la plupart de ces opposants qui occupent les médias sont inconnus dans les villages».
bgdiop@lequotidien.sn

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