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Le temps de la campagne électorale, Abdoulaye Diouf Sarr a abandonné ses boubous traditionnels «jesner». Dans une chemise blanche et un pantalon jean bleu, le maire de Yoff a bravé la canicule dans l’après-midi du jeudi pour sillonner, à travers une caravane, les ruelles du quartier de Diamalaye. Selon le 3ème sur la liste départementale de Benno bokk yaakaar, les Daka­rois «doivent objectivement voter» pour la coalition présidentielle au vu de la gestion du maire de Dakar en prison depuis plus de 4 mois. «Les Sénégalais ont compris que Khalifa Sall a fauté. On ne peut pas se prévaloir de sa propre turpitude. Les politiques doivent comprendre que la victimisation ne peut pas passer quand les Sénégalais attendent des projets sérieux», cogne-t-il à l’endroit du Socialiste, tête de liste de la coalition Manko taxawu senegaal.
Après Khalifa Sall, Diouf Sarr s’est penché sur la marée humaine qui a accompagné le retour de Me Abdoulaye Wade. «La mobilisation n’est pas un baromètre d’efficacité électorale. On peut mobiliser tous les Sénégalais, mais ces derniers ont atteint une conscience citoyenne qui fait que leur vote est basé sur des arguments, des attentes et des réalisations. Je préfère cette mobilisation autour du vote que celle autour d’un spectacle. Le Président Wade a toujours dit que le Président Macky Sall a perdu la majorité. Nous con­naissons ses méthodes populistes et spectaculaires», dit-il. Dans la même veine, l’édile apériste considère Idrissa Seck, qui affirmait que «la vision de Macky Sall s’arrête à Diam­niadio», comme un homme politique qui «n’est pas à la dimension des attentes des Séné­galais».
bgdiop@lequotidien.sn

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