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Abdoualye Diouf Sarr.

L’avènement de l’Acte 3 de la décentralisation est à l’origine de la généralisation des communes, ainsi les communautés rurales et communes d’arrondissement ont changé de statut, changement qui leur a conféré plus d’opportunités ; leur statut primitif qui les confinait dans une posture éloignée des avantages de certaines institutions financières bailleurs des collectivités locales a toujours été une source de blocage pour leur développement.
Loin de faire une évaluation de bilan avant terme et de la manière la plus froide et la plus neutre, je me permets de montrer en exemple un maire qui, sur le plan de la gestion, peut être admis comme leader, il s’agit pour ne pas le nommer de Abdoulaye Diouf Sarr, édile de la commune de Yoff.
Nous de Yoff, ses administrés qui vivons au quotidien dans son périmètre communal, n’avons pas regretté de lui donner la caution pour administrer notre commune.
Quatre ans auront suffi pour révéler un homme plein d’initiatives, assimilant les règles et les prérequis de la gestion de proximité, tant le visage de la commune de Yoff a changé comme il ne l’a jamais été auparavant.
Le cadre de vie des Yoffois a subi une mutation profonde qui accroche par la salubrité assurée par une équipe de plusieurs femmes qui quotidiennement désensablent et enlèvent les ordures des grands axes et rues secondaires.
En théorie du développement local, deux paramètres nous permettent de juger la gestion d’un maire pour pouvoir en faire une première appréciation ; le jour, il faut voir le degré de propreté du périmètre communal, et la nuit voir le niveau de l’éclairage.
Quel que soit l’angle de jugement où l’on se place pour apprécier la gestion de Monsieur Diouf Sarr, on arrive à la conclusion de lui décerner son quitus, car sa commune est l’une des plus propres et des plus éclairées de la capitale et même du pays.
Les quinze ans que j’ai passés comme secrétaire municipal me permettent à suffisance de faire l’appréciation d’une gestion communale. Dieu sait, rien ne me lie à l’édile de Yoff, je ne me livre qu’à une analyse scientifique pour magnifier la gestion de celui qui se dégage du lot et qui, dans la pratique, parvient à convaincre de la justesse de l’Acte3.
Monsieur Diouf Sarr appartient à cette race de maires, chantre des ruptures, qui ont vite compris que la recherche de moyens endogènes doit être le credo de toute gestion communautaire et que l’effort du pouvoir central ne doit être qu’un appoint à la stratégie locale.
Certes l’Etat a appuyé pour des projets qui excèdent les limites financières de la commune, mais il a trouvé sur place des initiatives locales dans bien des domaines assez variées, répondant aux préoccupations des Yoffois. L’aménagement de deux places mythiques (Place Mamadou Diop et Place Ndieuw) est un double message, signe de grandeur. A Mamadou Diop (ancien maire de Dakar et de Yoff), il lui est ainsi signifié que son œuvre est à jamais immortalisée et qu’il est toujours dans le cœur des Yoffois et qu’il inspire un de ses successeurs ; quelle marque de reconnaissance ! Le second message destiné à Mame Ndiaré, génie protecteur de Yoff, qu’elle comprenne qu’elle est le souci d’un de ses petits-fils actuellement maire. Ainsi, notre maire en ajoute à l’embellissement du cadre d’habitation et la Place Mamadou Diop en chantier sera à n’en pas douter un chef-d’œuvre, tant son architecture en forme de pirogue constituera une merveille une fois achevée.
Le jardin public aménagé à la Cité Bceao participe au décor de la cité bénéficiaire, elle peut assurer la détente après de longues et pénibles heures de travail.
L’effort de pavage attire l’attention du visiteur à l’entrée de Yoff, à partir du rond-point jusqu’à la place publique de Mbenguène, les bas-côtés sablonneux des rues ont fait place à des pavés facilitant la circulation des piétons. Ce travail de pavage a reçu le coup de main du ministre du Cadre de vie qui a assouvi la préoccupation d’un maire qui a vite compris que le pavage apporte de la valeur ajoutée au décor de la voirie.
Il faut comprendre et admettre que la valeur et la dimension d’un maire dépendent de la profondeur de sa vision et du degré de courage dans la définition des priorités et subséquemment de l’audace dans la recherche des moyens pour les financer.
En matière sportive, notre maire a admis comme sienne cette maxime latine qui dit qu’un esprit sain ne doit siéger que dans un corps sain ; l’aménagement d’un terrain de basket dans le quartier Nord-Foire permet la pratique sportive de beaucoup de jeunes dont le manque d’infrastructures appropriées constituait un handicap à la pratique sportive.
Le stade multifonctionnel à la Cité Biagui qui est en phase de réception permettra aux jeunes d’éclore leurs talents. A l’avenir, il dotera Yoff de champions talentueux à qui les portes du professionnalisme seront ouvertes.
Un atout qui fait la hauteur de Monsieur le maire Diouf Sarr est sa lecture bienveillante et positive des rapports pouvoir central/pouvoir local, lecture qui lui permet de se situer hors des horizons parfois brumeux et incertains de l’Etat providence. Ainsi, il subordonne la réussite de l’Acte 3 au volume d’efforts et d’initiatives fournis plus par les élus que par l’Etat qui n’est qu’un accompagnant.
Dans le secteur de l’éducation, le soutien apporté aux écoles en termes de réhabilitation et de dotation en fournitures et matériels scolaires est de nature à placer nos jeunes potaches dans des conditions de performance et de réussite souhaitées. L’entregent à son crédit lui vaut la création d’un nouveau lycée en phase d’implantation et qui, une fois achevé, règle un lancinant problème de transport pour de nombreux élèves et parents dont les bourses sont suffisamment entamées. La réhabilitation de l’école Hort/Sen pour assurer aux apprenants un cadre pédagogique propice aux apprentissages témoigne de la conviction de Monsieur le maire de la justesse de l’adage qui rappelle «qu’une Nation vaut ce que vaut son école». Décidemment, celui qui préside aux destinées de Yoff est en train de réussir à placer sa commune dans les rampes de l’émergence.
Voilà un maire qui rappelle en audace et en vision le baron Georges Eugène Haussmann, préfet de Paris sous Napoléon III, personnage auquel la même ville doit son architecture originale et le triomphe de la circulation physique qui a fait circuler dans la capitale française l’air, les gens et les capitaux. En somme, à l’image du Baron Haussmann, notre ministre-maire est en train de procéder à la modernisation d’ensemble de la commune de Yoff.
L’école des métiers sous son magistère se pose en cadre alternatif pour les enfants victimes de déperdition scolaire, illustrant la fameuse recommandation de Alain, éminent pédagogue français, qui rappelle que «quand l’enfant ne réussit pas à l’école, qu’on le mette pâtissier dans quelque bonne ville».
Cerise sur le gâteau, le mandat du premier magistrat peut compter à son actif un quai de pêche, car un village de pêcheurs qui n’en dispose pas est un champ sans pluie ou un arbre sans feuilles.
Globalement, la dynamique est bonne, d’importantes réalisations immortalisent son mandat, des emplois sont créés pour la jeunesse dans la limite de ses ressources financières.
Le maire de Yoff a bien compris les paradigmes de la gestion inclusive, gage de réussite du développement local, il ne fait pas du manque de moyens un handicap, mais plutôt une opportunité, permettant d’entrevoir des systèmes alternatifs de financements innovants. Le premier magistrat de notre commune a également cru que l’Acte 3 de la décentralisation doit ouvrir l’ère des investissements locaux et des collectivités locales de seconde génération.
Pour un modèle de gestion locale, tirons-lui le chapeau et que sa gestion fasse des émules ! Diokondieul Monsieur le maire.
Objectivement vôtre !
Ibrahima KA
Yoff Mbenguène
Administrateur adjoint de la Rampe

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