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«La date du 2 juin n’a pas été choisie ex-nihilo. Le gouvernement a tenu compte de beaucoup de paramètres. Le 10 mars, lors d’une réunion, le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, a instauré une gestion inclusive et participative en convoquant tous les acteurs du secteur. Après, il a mis en place un comité de veille. Mais je vous le dis : le talon d’Achille du ministère et de l’Etat de façon générale, c’est la communication. Il fallait largement informer pour qu’on sache qu’il y a un travail qui a été fait en amont. Le secrétaire exécutif de ce comité de veille, c’est le chef de la Division contrôle médical scolaire. Dès l’instant qu’on met un médecin comme secrétaire exécutif, cela veut dire qu’on veut un référent. Il est l’interface entre les ministères de l’Education et de la Santé. Il y a un dispositif sur le plan pédagogique avec les cours en ligne et sur la télévision. Il y a des polycopies qu’on met à la disposition des établissements scolaires. Je vous assure que les autorités sur le plan pédagogique sont prêtes. C’est sur le plan sanitaire qu’il y a des problèmes. Il faut mettre un dispositif de sécurisation de l’élève de la maison jusqu’à l’école. Il y a ce comité interministériel composé de 14 ministères qui a été mis en place. Chaque ministère en ce qui le concerne doit travailler. Il y a aussi le rôle des collectivités territoriales à qui je rappelle que la santé et l’éducation sont des compétences transférées. C’est bien beau de distribuer des sacs de riz et de plastronner devant les médias. Il y a des budgets dans les mairies prévus pour la santé et l’éducation, j’appelle les maires à débloquer ces fonds pour les mettre à la disposition des établissements scolaires. Les frais d’inscription des élèves que les mairies recevaient, peuvent servir à acheter des masques, des lavoirs à l’entrée de chaque école et recruter un vigile qui va gérer ça sur le plan sécuritaire. Aucune personne étrangère ne doit entrer dans les écoles. Il a même été interdit la vente de denrées alimentaires à l’intérieur comme à l’extérieur de l’école. J’ai entendu des gens dire que c’est suicidaire d’ouvrir les écoles le 2 juin. Nous sommes des Sénégalais responsables qui ne vont jamais envoyer nos enfants se suicider. On a dit au ministre : «Si au bout d’une semaine, la situation empire, on va retenir nos enfants à la maison.» Le ministre a dit que «si les conditions sanitaires ne sont pas réunies, ils vont reporter. Donc, on peut encore reporter la date du 2 juin et même aller à une année blanche. J’appelle les parents à communiquer avec leurs enfants en leur apprenant les gestes barrières et les mesures de prévention au Covid-19. Il faut que chacun prenne ses responsabilités».

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