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Abdoulaye Ndao, président d’honneur de la Fédération sénégalaise des praticiens de la médecine traditionnelle (Fspmt), demande au Cnra «d’interdire» la publicité sur la médecine traditionnelle après en avoir fait de même avec les produits éclaircissants. Valant à la Sen Tv une suspension avant que celle-ci ne soit levée avant terme.

«Je ne trouve pas logique qu’on interdise la publicité sur le xessal et qu’on n’en fasse pas de même sur la médecine traditionnelle», dit Abdoulaye Ndao, qui rappelle au ministre de la Santé et de l’action sociale l’urgence d’appliquer l’adoption du dispositif juridique et législatif «pour l’exercice et la pratique de la médecine et pharmacopée traditionnelle». Il faut savoir que la publicité de la médecine traditionnelle est l’autre fléau qui gangrène les chaînes de télévision comme l’a été celle relative aux produits éclaircissants. M. Ndao la considère comme «tapageuse», «mensongère» et «ternit» même l’image de la médecine traditionnelle au Sénégal, tout en exposant les populations à de graves dangers de santé. Selon le président de la Fédération sénégalaise des praticiens de la médecine traditionnelle (Fspmt), «cette situation déplorable découle du non-respect des dispositions de la loi 83-20 du 28 janvier 1983 relative à la publicité». Par conséquent, il attire l’attention du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) sur l’urgence d’intervenir le plus «rapidement possible pour mettre fin à la prolifération de marchands d’illusions qui occupent les médias». «Le regain de dynamisme de la médecine traditionnelle et le crédit dont elle jouit auprès de notre société ne sont plus à démontrer. Cependant, il y a un revers de la médaille. Des charlatans de plus en plus nombreux ont infiltré notre profession pour vendre de l’illusion avec des conséquences nocives pour la santé des populations et dangereuses pour la profession elle-même qui risque d’en pâtir», dit-il. Il ajoute : «Devant la persistance et l’ampleur du problème qui menace gravement la santé des populations, on doit mettre fin à ces pratiques et accélérer le processus de la mise en place d’un cadre juridique et législatif pour l’exercice et la pratique de la médecine traditionnelle.»

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