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«Nous avons lancé une invitation bien avant le démarrage de la campagne pour demander aux différents candidats à la Présidentielle de décliner leur programme en matière d’éducation. Nous avons mis en place à cet effet un jury citoyen pour que les candidats viennent au niveau du siège du Cusems présenter leur programme. En même temps, ils seront interpellés et auditionnés pour savoir s’ils sont prêts à s’engager pour le respect total des protocoles d’accords signés notamment avec les organisations syndicales d’enseignants et s’ils sont prêts à matérialiser la revendication relative à l’alignement de l’indemnité de logement. En effet, après la publication de l’étude sur le système de rémunération, il est démontré clairement que le système de rémunération est caractérisé par des disparités et des injustices. Il faut que les candidats s’engagent à restaurer l’équité et la justice sociale dans le traitement salarial des agents de l’Etat, mais également tous les autres points tels que la carrière des enseignants, le reversement des Meds dans le corps des professeurs de collège, le paiement des rappels, l’intégration des validations et la suppression de la surimposition. Nous ne sommes pas en possession de l’intégralité des programmes en matière d’éducation. C’est pourquoi nous voulons offrir ce plateau aux candidats. Nous voulons qu’ils s’engagent sur le mode de financement du système éducatif. Qu’ils nous disent comment ils vont financer le système, exploiter les niches comme la justice fiscale, l’arrêt des exonérations sur les grandes entreprises, la réduction du train de vie de l’Etat, la suppression de certaines institutions budgétivores inutiles et impopulaires comme le Conseil économique, social et environnemental, le Sénat et le Haut conseil des collectivités territoriales ; bref, les doublons au niveau des agences, mais surtout les ressources qui seront générées par le pétrole et le gaz, quelle part sera réservée au système éducatif. Nous voulons également qu’ils s’engagent sur les libertés syndicales parce que le droit syndical est un principe constitutionnel. Sont-ils prêts à appliquer les conclusions des Assises de l’éducation et de la formation, comment articuler ces conclusions avec l’Acte 3 de la décentralisation.»
ksonko@lequotidien.sn

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