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Idrissa Seck, candidat de Manko taxawu senegaal en 2019 ? Le parti Rewmi y «travaille», mais rejette une candidature unique de l’opposition pour cette Présidentielle.

Et si les déboires de Khalifa Sall et de Karim Wade profitaient à Idrissa Seck ? «Khalifa Sall et Karim Wade sont toujours dans le jeu jusqu’à preuve du contraire», tempère Abdou­rahmane Diouf. Invité hier de l’émission «Grand jury» de la Rfm, le porte-parole de Rewmi a précisé que le maire de Dakar en prison et le fils de Me Wade, exilé au Qatar, «ne sont pas des objets de convoitise électorale». Cepen­dant, M. Diouf a avoué que son parti «travaille» à faire de Idrissa Seck le candidat de Manko taxawu senegaal (Mts) ou même d’un «grand pôle» lors de la Présidentielle de 2019. Pour cela, le responsable rewmiste de Rufisque entend con­vaincre les autres segments de cette coalition, arrivée 3ème lors des dernières Législatives avec 7 députés. «Le leadership ne se décrète pas. Nous ne sommes pas dans une logique de dire aux autres : ‘’Venez-vous ranger derrière nous !’’. Nous ne fustigeons pas les propos de Bamba Fall parce qu’il était dans une logique de générosité, d’alliance et de donner à Idrissa Seck ce qui lui est dû. Nous souhaitons que Idrissa Seck soit le candidat de la coalition, nous ne le décrétons pas», soutient-il. Bamba Fall avait justement déclaré qu’il n’écartait pas de soutenir le leader de Rewmi en 2019 si Khalifa Sall était inéligible.
Au-delà de Rewmi, Mts est constituée de proches de Khalifa Sall, du Grand parti, du Fsd/Bj, de Bess du niak, entre autres. Si au Grand parti les militants ont presque fini de réunir la caution pour la candidature de Malick Gakou, Idrissa Seck devra dérouler tout son art de persuasion pour convaincre les autres de se ranger derrière lui. «Il n’y a, dans le champ politique sénégalais, que 2 hommes politiques qui ont fait plus de 14% de l’électorat sénégalais et qui ont la chance de se présenter en 2019, (Macky Sall et Idrissa Seck). Donc, tous ceux qui considèrent que la candidature de Idrissa Seck est de trop, je les ramène à ces chiffres objectifs. A part l’actuel président de la République, candidat sortant, il n’y a pas un seul homme politique en mesure de se présenter à une élection présidentielle qui ait autant cristallisé l’espoir des Séné­galais que Idrissa Seck», défend M. Diouf.
Qui ajoute : «Moustapha Niasse avait eu 17,6% en 2000, il était faiseur de roi ; 5% en 2007, on a voulu l’enterrer. Et en 2012, il a obtenu 13% en redevenant faiseur de roi. Qu’on nous donne aussi cette possibilité de rebondir en 2019 !» Toutefois, le Rewmiste ne voudrait pas d’une candidature unique au sein de l’opposition. Il l’explique : «Si vous êtes dans ce cas de figure, le Président sortant qui sort toujours du premier tour peut en bénéficier. Donc, une bipolarisation serait en faveur du camp présidentiel. Nous préconisions qu’on ait des pôles de candidature.» D’après Abdourahmane Diouf, «3 ou 4 candidats d’envergure qui au­ront au moins 10% peuvent fatalement imposer un deuxième tour au Président Macky Sal­l».
bgdiop@lequotidien.sn

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