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L’absence de Macky Sall du pays le jour du vote de la loi sur le parrainage avait soulevé un débat. Ils sont nombreux à s’interroger sur la nécessité du déplacement du président de la République à Paris pendant que le climat politique était tendu. Son conseiller politique a donné hier une première explication. «Les médiateurs, malheureusement dans leur discours, ont demandé au Président d’y surseoir. D’abord, il n’était pas là. Il était allé s’occuper d’une question qui est beaucoup plus importante pour nous, l’équilibre de notre franc Cfa qu’il fallait chercher à dévaluer ou pas», a dit Abdourahmane Ndiaye lors de la conférence de presse du Réseau des enseignants de l’Apr. Son camarade de parti, Amath Suzanne Camara, coordonnateur adjoint de cette structure du parti au pouvoir, d’ajouter : «C’est vrai qu’il y a eu beaucoup d’interventions, de lobbying, de manipulations uniquement pour faire reculer le président de la République sur la loi sur le parrainage. Mais la maturité du Peuple sénégalais a prévalu puisqu’il n’a pas répondu aux appels subversifs d’une opposition dont les leaders ne cessent de prêcher dans le désert.» Youssou Touré et ses camarades soutiennent que le deuxième mandat du Président Macky Sall est une «demande sociale» et promettent de ne ménager au­cun effort pour sa réélection «dès le premier tour».
Sur un autre registre, les enseignants apéristes exhortent le gouvernement à poursuivre les concertations avec les autres syndicats d’enseignants qui n’ont jusque-là pas suspendu leur mot d’ordre de grève afin de sauver l’année scolaire. «Dans cette dynamique, tout discours va-t-en-guerre ou politico-syndical doit céder la place à des propos d’apaisement redonnant ainsi à l’enseignant sénégalais sa dignité et sa motivation à servir l’école en toute conscience et en toute responsabilité», soulignent-ils.
msakine@lequotidien.sn

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