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A la place de la direction du Ps, Abdoulaye Makhtar Diop n’aurait pas porté plainte contre Bamba Fall et Cie. Il condamne la «judiciarisation» de cette affaire et estime que la meil­leure décision aurait été d’exclure tous ceux qui sont censé être coupables.

C’est un ex-membre du Parti socialiste qui parle de la crise entre le camp de Ousmane Tanor Dieng et celui de Khalifa Sall, qui a débouché sur l’emprisonnement de Bamba Fall et Cie. «La décision la plus simple et la plus courageuse, c’était d’exclure tous ceux qui étaient censés être coupables de fautes graves», estime Abdoulaye Makhtar Diop qui exprime sa «grande décision» sur la «judiciarisation de cette affaire».  Invité de l’émission Grand jury de la Rfm hier, le Secrétaire général des Socia­listes unis pour la renaissance du socialisme (Surs) dit : «La direction du Parti socialiste ne devait pas porter plainte devant la justice sénégalaise. La conséquence est que la judiciarisation fait en sorte que cette affaire leur échappe. Aujour­d’hui, même si le Secrétaire général Ousmane Tanor Dieng retire sa plainte, l’action publique ne sera pas éteinte parce qu’il y a un chef d’accusation comme l’assassinat.» Celui qui est devenu le Grand Serigne de Dakar n’a pas manqué de rappeler que ce n’est pas la première fois que le Ps connaît des cas de violences. «J’ai été moi-même victime de violences en tant que ministre du Parti socialiste. J’étais en tendance avec Mamadou Diop, nous sommes allés au meeting organisé par Aïda Ndiongue aux Hlm avec mes gens. Il y a eu des bagarres. J’étais ministre et on m’a poussé à porter plainte. J’ai refusé et l’affaire s’est arrêtée là», raconte-t-il. Avant d’ajou­ter : «Il y a eu des bagarres entre les syndicalistes, mais jamais de plainte. Il y en a eu entre Pds et Ps, il n’y a jamais eu de plainte, sauf ceux qui ont été pris en flagrant délit. Il faut éviter qu’on dise que des Socialistes ont condamné des Socialistes.» Si Abdoulaye Makhtar Diop admet que cette situation est devenue «irréversible», il ne cautionne pas en revanche la plainte.

hamath@lequotidien.sn

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