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Ça sent vraiment le roussi entre l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) et les jeunes de Tam­bacounda. La sortie au vitriol du président du Conseil départemental des jeunes en dit long. Bally Danfakha, qui a fait face à la presse hier, a dénoncé les retards notés dans la mise en place des financements destinés aux jeunes par cette agence. Pour lui, au moment où l’Etat met en place des politiques hardies de lutte contre le chômage des jeunes, au moment où l’émigration clandestine est en train de faire des ravages dans le pays de manière générale et particulièrement dans la région de Tamba qui en a laissé des plumes, l’Anpej elle, fait dans le dilatoire pour financer les projets des jeunes. «Nous ne pouvons pas concevoir que des projets de jeunes soient concoctés, élaborés, sélectionnés pour être bloqués ensuite. Nous ne pouvons pas non plus accepter qu’il soit demandé aux bénéficiaires d’ouvrir des comptes et que jusque-là, les financements peinent à être effectifs. C’est ahurissant», râle le président du Cdj. Depuis le 11 septembre dernier, précise Bally Danfakha, il a été demandé à ce que les comptes soient ouverts pour la mise en place des financements, mais jusqu’à présent, aucun sou n’a été viré. «Nous dénonçons cet état de fait et appelons les autorités, le président de la République en premier, afin que cette situation déplorable soit corrigée», alerte M. Danfakha. D’ailleurs poursuit-il, «nous appelons le ministre Sidiki Kaba, responsable politique et fils de la région, à intervenir dans cette affaire afin que les jeunes de Tamba voient leurs projets financés». Bally Dan­fakha considère que, dans ce contexte de recrudescence de l’émigration clandestine, l’Etat sénégalais est dans l’obligation de financer les projets des jeunes, s’il ne veut pas continuer de voir ses fils mourir ou être vendus comme du bétail à des personnes sans scrupules.
afall@lequotidien.sn

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