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Le trafic sur tout le réseau ferroviaire était à l’arrêt hier. Pour cause : les cheminots de Dakar Bamako ferroviaire ont décrété une grève pour exiger la relance du chemin de fer par l’Etat du Sénégal.

Depuis le vendredi 15 décembre à 00 heure, le train n’a pas sifflé à Thiès. Le trafic ferroviaire était à l’arrêt. Les cheminots de Dakar Bamako ferroviaire (Dbf) disent avoir sonné la mobilisation, pas seulement pour les salaires, mais aussi pour exiger des mesures concrètes quant à la sauvegarde et la relance des rails. Une grève de 24 h qui a eu des conséquences énormes sur le trafic. En effet, près de 20 mille voyageurs ont été bloqués hier au niveau des différentes gares. Ils sont obligés de se rabattre sur le transport routier qu’ils avaient abandonné depuis belle lurette à cause de l’insécurité et des embouteillages. Même effet  au niveau des industries extractives de la région de Thiès. Les rames de la Grande côte opérations (Gco), les Industries chimiques du Sénégal (Ics) et la Séphos n’ont pas circulé. Idem au niveau des gares ferroviaires ou aucune activité n’est notée. Le Grand cadre unitaire des syndicats qui précise que ce n’est pas une grève, mais un arrêt de travail, fustige les problèmes de l’entreprise ferroviaire qui sont toujours en l’état. «Des retards de salaires sont notées depuis près de 4 mois. Aussi, il y a le redéploiement de certains cheminots au niveau du Train express régional (Ter) sans l’avis des syndicats. Sans compter le manque criard de matériels et d’intrants. Une machine est à l’arrêt depuis trois jours faute de carburant», sont entre autres des griefs cités pour justifier leur mouvement d’humeur. Ces syndicalises qui ont décidé de durcir le ton si une solution n’est pas trouvée pour la relance du chemin de fer ont décidé de déposer un préavis de grève dès ce lundi.  Pour eux, «il n’est pas question de laisser le chemin de fer mourir de sa belle mort». Ainsi, ils entendent se battre jusqu’au dernier souffle contre sa «mort programmée». «Nous avons marqué un arrêt de 24h pour interpeller le chef de l’Etat sur la relance de Dbf.» Des cheminots qui disent n’avoir besoin que d’être rassurés par rapport à la continuité et au maintien de l’activité ferroviaire. Ce, d’autant qu’ils pensent que «le Train express régional (Ter) veut enterrer le chemin de fer». Mais, disent-ils, «on ne l’acceptera pas, les Sénégalais ne l’accepteront pas. Nous voulons que le chemin de fer continue à fonctionner par rapport au Ter qu’ils sont en train de mettre sur place». Ils terminent par souhaiter que  «l’activité ferroviaire puisse continuer, qu’on puisse réparer les machines, les rails, les wagons», souhaitent les cheminots qui se réjouissent du bilan de leur mouvement. «Durant 24h, il n’y a pas eu de circulation de train. Et tout cela, nous le faisons pour l’intérêt de ce pays. Nous sommes des patriotes, nous existons dans ce pays», confient-ils et pensent que le président de la République «doit prendre toutes les dispositions nécessaires pour mettre de l’argent pour qu’au moins ce chemin de fer, datant de 1885, puisse continuer à fonctionner, qu’il puisse être le support du Pse, supporter l’autosuffisance alimentaire, parce qu’on ne peut pas faire tout cela sans un bon chemin de fer. Le chemin de fer, c’est le développement d’un pays».
nfniang@lequotidien.sn

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