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Idrissa Seck va encore se faire désirer. Puisqu’il n’a pas été au séminaire des jeunes de son parti et de sa coalition comme annoncé. Son vice-président, Déthié Fall, était plutôt le «client» de la presse.

Le leader de Rewmi était annoncé en grande pompe au séminaire de la Jeunesse de son parti et de la coalition qui l’avait soutenu lors de la dernière Présidentielle. Tous guettaient une déclaration sur les actualités comme l’affaire des 94 milliards, la polémique sur une éventuelle tentative d’un 3ème mandat par Macky Sall, le dialogue, la gestion des ressources pétrolières et gazières… Mais il n’y a pas eu l’ombre d’un Idrissa Seck, samedi. Sur place, et à sa place, c’est son vice-président qui s’adressera à la presse. Interpellé sur la rareté des sorties de son président, Déthié Fall explique : «C’est quelqu’un qui a occupé énormément de stations politiques, qui a fait plus de 30 ans d’opposition, qui connaît les temps politiques, les événements, leur ampleur, leur importance. Par conséquent, c’est quelqu’un qui sait choisir ses moments de communication.» Si justement Idrissa Seck était si attendue, c’est en partie parce qu’il venait, avec Madické Niang, Issa Sall, Gakou, Pape Diop, Hadibou Soumaré, de lancer un cadre de concertation. Sur cette question, Déthié Fall précise que ce rapprochement entre ces leaders de l’opposition est une continuité puisqu’il y avait déjà eu des rencontres au lendemain de l’élection présidentielle du 24 février dernier. «Ce sont de grands leaders très soucieux du développement du pays, des préoccupations des populations sénégalaises. C’est pourquoi ils n’ont pas attendu une évolution ou des événements politiques pour se concerter et avoir des positions communes sur des situations précises. Aujour­d’hui, il y a nécessairement une ouverture vers d’autres leaders de l’opposition pour que ce front soit plus consolidé, plus proche des populations et qui soit composé de hauts responsables, de personnalités qui connaissent l’Etat, la marche du pays, celle de l’Afrique et du monde pour apporter les meilleures réponses aux différents problèmes qui se posent. Donc, ce front n’est pas une réponse à quoi que ce soit mais un processus qui est arrivé à un terme à partir duquel il fallait en parler et faire appel à d’autres leaders», insiste le vice-président de Rewmi.

3ème mandat
M. Fall estime, par ailleurs, que l’intention prêtée au chef de l’Etat de faire un troisième mandat «n’est pas un débat au niveau de Rewmi et ne devrait pas l’être dans le pays». «Le Président Macky Sall lui-même avait répondu à cette question. Il a dit que c’est de son initiative d’avoir introduit le deuxième alinéa qui dit que nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs. Donc, c’est clair à son niveau et à l’endroit des Sénégalais. Je ne vois pas pourquoi on veut en faire un débat aujourd’hui», s’étonne-t-il. Avant d’ajouter : «Avec l’évolution démocratique que le pays a connue ces dernières décennies, le Président Sall ayant vécu avec nous dans l’opposition la prise en charge de cette préoccupation fondamentale en 2012, je ne vois pas pour quelle raison en 2024, 12 ans après, il voudrait remettre le Sénégal dans ces mêmes travers qui n’ont produit que des choses extrêmement malheureuses et qui ont entaché la vie démocratique du pays.»

Les jeunes de Rewmi à l’assaut des collectivités locales
Ce séminaire des jeunes de Rewmi et de Idy2019 sur «Le leadership jeune au profit des collectivités locales» s’inscrit dans le cadre du déroulement de leur calendrier trimestriel d’activités. Il s’agit, selon Mory Guèye et ses camarades, de «renforcer la mobilisation, d’accentuer la descente sur le terrain mais aussi la prise en charge des questions politiques qui doivent amener le Président Idrissa Seck au Palais en 2024». Mais aussi, une occasion «de massifier davantage leurs différentes coordinations départementales et communales dans le but de mieux préparer les élections locales» dont la date n’est pas encore connue. De même, souligne-t-on, «ce séminaire avait pour objectifs de renforcer les connaissances des jeunes en matière électorale, mais aussi l’implication de cette importante tranche électorale dans le contrôle et la gestion des collectivités locales».

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