PARTAGER

Diagne et Maguette Diagne encourent 3 ans de prison ferme. Ils ont comparu hier pour bus de confiance et usage de faux en écriture privée de banque et complicité. Ils seront édifiés le 14 décembre prochain.

Le procureur a requis hier contre El Hadji Ousmane Seck, Mactar Mbengue, Babacar Diagne et Maguette Diagne 3 ans ferme et décerné un mandat d’arrêt contre les sieurs Mactar Mbengue et Babacar Diagne. Ils sont poursuivis par la Sgbs pour abus de confiance et usage de faux en écriture privée de banque et complicité. Le différend, qui les oppose à la Sgbs, est né des retraits d’argent portant sur la somme de 198 millions de francs. Déférés en 2008, El Hadji Ousmane Seck, Babacar Diagne et Mactar Mbengue ont tous bénéficié d’une médiation pénale. Alors que Maguette Diagne avait déjà désintéressé la banque en s’acquittant de sa quote-part, estimée à 40 millions de francs. Toutefois, cela n’a pas éteint l’action judiciaire déjà enclenchée.
Hier, cette affaire a été évoquée devant le Tribunal correctionnel où Maguette Diagne était le seul à comparaître. Cependant, le prévenu, qui assure la restauration des étudiants de l’Université de Thiès et de l’Ecole polytechnique, n’a pas reconnu les faits. Selon lui, c’est une méthode très fréquente dans ce milieu. Elle consiste, dit-il, à émettre des chèques afin que la banque vous remette le montant demandé. Ce sont, précise-t-il, des chèques de garantie. Ainsi, la banque pourra entrer dans ses fonds dès l’exécution du marché. De l’avis du Parquet, les faits de l’espèce ne souffrent d’aucune contestation à l’endroit de tous les prévenus. Il demande de les déclarer tous coupables des faits pour lesquels ils sont poursuivis et de les condamner à 3 ans ferme.
Selon Me Assane Dioma Ndiaye, c’est un défaut de procédure en ce sens que les prévenus ne se sont jamais présentés devant le magistrat-instructeur. El Hadji Ousmane Seck, Mactar Mbengue et Babacar Diagne, rappelle-t-il, avaient bénéficié d’une médiation pénale et son client Maguette Diagne avait quant à lui payé la somme qu’il devait à la banque. Pour la robe noire, le juge n’a pas fait de discernement quand il a procédé au renvoi de cette affaire devant le Tribunal correctionnel. A son avis, c’est une pratique courante et les prévenus qui ont domicilié leur compte à la Sgbs peuvent bénéficier de découverts matérialisés par des chèques de garantie.

Pour une créance de plus de 300 millions, une citation directe en vue contre le Coud
Suffisant pour que l’avocat dise que son client n’a commis aucun délit d’abus de confiance encore moins d’un faux. Et mieux, il a payé l’argent encaissé dès sa mise en demeure. Alors que c’est le directeur du Coud, qui lui a demandé de donner à manger les étudiants pour éviter qu’ils s’énervent et fassent des casses. Il a plaidé la relaxe pure et simple de son client, qui réclame au Coud la somme de 385 millions de francs pour une période allant de 2002 à 2013. Ce montant en vertu de l’exécution des différents marchés est relatif à des restaurants Esp de Thiès et de l’Université de Thiès. La créance est décomposée comme suit : 194 millions de francs au titre de la période allant de 2003 à 2008 et 191 millions au titre de la période 2009-2013. Il faut relever que cette créance est matérialisée par des contrats signés entre les parties. Mais, depuis lors Maguette Diagne peine à recouvrer ses fonds. Selon ses propres confidences, après une mise en demeure au Coud, une citation directe est en cours. La décision sera rendue le 14 décembre prochain.
justin@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here