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Les investisseurs ne savent plus à quel collaborateur se fier, car ils sont nombreux, ceux qui n’inspirent plus confiance. El Hadji Malick Mané est de cette race de personnes qui abusent de la confiance de leur patron. Hier, il comparaissait pour abus de confiance portant sur plus de 10 millions de francs. Mais mal lui en a pris en détournant l’argent de son patron à des fins personnelles. Il a été condamné à 3 mois de prison ferme et à payer à la partie civile 6 millions de francs.
En fait, M. Mané a été engagé par Abdou Niane pour assurer la vente dans son magasin. Dans un premier temps, le magasin a été équipé de matériels d’une valeur de 61 millions de francs. Quelques mois après, le propriétaire a renforcé le matériel pour le même montant. Ce qui porte le tout à plus de 130 millions de francs. Après 4 mois de vente, El Hadji Malick a versé à Abdou Niane 80 millions de francs. Mais au bout de dix mois de vente, les parties ont procédé à un inventaire du magasin. C’est ainsi qu’il a été découvert un manquant de 10 millions de francs.
Interpellé sur ce trou, le prévenu a déclaré avoir ouvert un compte à Micro Crédit en demandant à ses clients de lui verser de l’argent dans ledit compte et une autre somme dans le compte de la partie civile. La vérification faite de ses allégations a permis de confirmer ses dires. Il a été trouvé effectivement dans son compte de Micro Crédit la somme de 12 millions de francs.
Le patron Abdou Niane qui tenait à ce que cette affaire soit réglée à l’amiable a pu obtenir avec son employé un protocole d’accord. Ainsi, les parties sont convenues d’un acompte et que le reste soit payé par moratoire. Mais comme s’il n’a rien regretté de l’acte qu’il a commis, El Hadji Malick Mané ne s’est pas privé d’utiliser à nouveau à des fins personnelles 400 mille francs qu’un client venait de lui payer. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, amenant la partie civile à déposer une plainte contre le prévenu pour abus de confiance. Des faits qu’il n’a reconnus en partie avant d’avouer.
Le plaignant soutient que c’est plus de 70% des marchandises qui ont été vendus. Et il pouvait générer un bénéfice au moins de 25 millions de francs. Par le biais de son avocat, il a réclamé 6 millions de francs en guise de dommages et intérêts, puisque le prévenu lui a déjà versé 5 millions.
Le Parquet a requis l’application de la loi. La défense, quant à elle, a sollicité l’application bienveillante de la loi afin de permettre à son client de payer à la partie civile l’intégralité de son argent.
justin@lequotidien.sn

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