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Dénonçant les pratiques de la société Teranga sûreté aéroportuaire (Tas) qu’il juge contraires aux règles, le Syndicat unique des travailleurs du transport aérien et des activités annexes du Sénégal (Suttaas) a lancé une alerte pour demander la fin de «cette forfaiture dans les plus brefs délais».

Le Syndicat unique des travailleurs du transport aérien et des activités annexes du Sénégal (Suttaas) accuse la Société Teranga sûreté aéroportuaire (Tas) d’avoir commis une «forfaiture». Dans une déclaration, le secrétaire général dudit syndicat renseigne que la direction de Tsa, «se prévalant de sa proximité avec les plus hautes autorités du pays, abuse de sa position dominante et fait preuve d’une certaine arrogance vis-à-vis des services aéroportuaires». D’après Alassane Ndoye, «contrairement aux attentes légitimes de l’Etat sénégalais qui recherche la pleine efficacité de la privatisation engagée et la cohésion du dispositif, les actions de Tsa créent un climat d’inquiétude qui gagne toute la plateforme et affecte le moral des travailleurs sur l’Aibd». A en croire M. Ndoye, ces derniers «craignent énormément pour leur avenir». Des craintes qui, souligne-t-il, se justifient par le fait «que le marché de la sûreté de la compagnie nationale Air Sénégal a été attribué à Tsa en novembre 2018 dernier… Malgré leur manque d’expérience et de références et ce, en contradiction avec le règlement de l’Appel d’offres qui stipulait devoir justifier deux (2) années d’expérience sur un marché analogue».
Pis, dénonce M. Ndoye, «le gentleman agreement du maintien des sociétés de contrôle documentaire à quatre (4) a été violé et une cinquième licence octroyée à Tsa qui, en l’absence d’agents qualifiés, se met à débaucher des agents formés par Eas, Sen Sicas, Amarante et Isds». Le secrétaire général du Suttaas accuse même cette société de «recycler des agents licenciés pour magouilles avérées sur le contrôle documentaire dans la plateforme aéroportuaire». Soutenant par ailleurs que «les équilibres financiers sont très fragiles dans ce sous-secteur en raison de l’absence de tarifs planchers», le Suttaas souligne que cette «attitude de Tsa concourt à des pertes d’emplois dans le contrôle documentaire». Dans son document, Alassane Ndoye précise que «cette déclaration est une alerte auprès des autorités, car l’argument du niveau et des salaires payés ne saurait justifier ce scandale aux antipodes des règles les plus élémentaires en matière de gestion vertueuse». D’autant plus, informe-t-il, que «les agents de Tsa ont juste la prime de transport et leurs salaires, pas de navettes pour venir ou quitter l’aéroport, obligés de faire de l’auto-stop au vu et au su de tout le monde sur les routes de l’Aibd». Le Suttaas, qui fustige ces actes, compte jouer «pleinement son rôle pour que cette forfaiture soit connue et démantelée dans les plus brefs délais».
dkane@lequotidien.sn

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