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Dans le cadre de la lutte contre les abus sexuels sur les enfants en ligne, le ministère de la Femme, de la famille, du genre et de la protection des enfants ajoute dans son dispositif de combat un portail de signalement d’images inappropriées pour la protection de plus de 10 millions de Sénégalais utilisateurs d’internet. Pour Ndèye Sali Diop Dieng, ce portail permettra de garder un œil sur les contenus diffusés sur internet pour ainsi protéger l’identité et la dignité des enfants.

«C’est avec un réel plaisir que je viens présider cette importante cérémonie sur la sécurité des enfants en ligne», a dit d’emblée la ministre de la Femme, de la famille, du genre et de la protection des enfants. D’après Mme Ndèye Sali Diop Dieng, qui procédait au «lancement du portail de signalement pour lutter contre l’exploitation sexuelle des enfants en ligne». Un portail qui, selon elle, est mis en œuvre en collaboration avec Internet watch foundation (Iwf), une organisation internationale œuvrant dans le but de venir en aide aux enfants victimes d’abus sexuels à travers le monde. «Cela, par l’identification et l’élimination de certaines images diffusées sur internet», a-t-elle dit avant d’avouer que cet engagement trouve toute sa pertinence dans l’ampleur des pièges qui peuvent se cacher derrière l’utilisation d’internet, notamment pour les enfants disposant d’un accès large aux opportunités qui résultent du développement de la technologie et des services de la téléphonie mobile. A l’en croire, «notre pays, fort d’un taux de pénétration des services internet de 68, 49% et un parc de 10,449579 millions d’abonnés, n’échappe pas à ce risque et se devrait dès lors se doter d’instruments aptes à faire face aux enjeux qu’il est convenu d’appeler la sécurité numérique. La locataire du ministère en charge de la protection des enfants confie, dans la foulée, que le partenariat entre son département et Internet watch foundation, à travers la Cellule d’appui à la protection de l’enfance (Cape), contribuera à renforcer les capacités du pays sur la lutte contre les risques et dangers liés à l’internet via la mise en place de cet outil de signalement d’images d’abus sexuels sur enfant et qui sont diffusées en ligne. Elle porte ainsi à la connaissance de tous les parents qu’il leur est «désormais possible et de façon anonyme de signaler des contenus inappropriés qui mettent en scène des enfants victimes d’abus sexuels sur internet». Et leurs signalements, explique-t-elle, seront enregistrés au sein du système porté par Iwf et permettront immédiatement de faire les investigations nécessaires et de supprimer ces contenus pour protéger l’identité et la dignité de l’enfant. Pour sa part, la manager development international de l’Iwf informe que 27 portails ont été ouverts dans le monde depuis 2013 dont 9 en Afrique et qui sont directement connectés avec leurs analystes, qui s’activent toute la journée pour aider les citoyens où qu’ils puissent être à analyser les images et supprimer celles qui sont criminelles. «Nous travaillons avec les gouvernements, les Forces de l’ordre et les serveurs internet et ça ne nous pend que 24 heures pour éliminer les images», lance Mme Valentina Picco.

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