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Amadou Hott, ministre de l’Economie, de la coopération et du plan

Le ministre de l’Economie, de la coopération et du plan, qui participait mercredi, à une conférence ministérielle virtuelle, a plaidé pour une mobilisation massive de ressources additionnelles à hauteur de 300 milliards de dollars pour l’Afrique pour les trois prochaines années, afin d’accélérer son développement.
Amadou Hott intervenait à la session sur le thème «Un financement durable pour le développement de l’Afrique», modérée par Bruno Le Maire, ministre français de l’Economie, des finances et de la relance de la France. Le ministre sénégalais de l’Economie, qui a partagé ce panel avec Tidjane Thiam, Envoyé spécial de l’Union Africaine et d’autres personnalités, «a aussi indiqué que le Fmi pourrait mobiliser les 150 milliards de dollars, notamment à travers une allocation générale de Droits de tirage spéciaux (Dts) en faveur des pays africains, comme le Fmi avait déjà eu à le faire, lors de la crise financière de 2008 pour les pays avancés et émergents. Le reste pourrait être mobilisé auprès des autres partenaires au développement et permettrait de soutenir la relance des économies africaines». Cette proposition, d’après les services du ministère de l’Economie, «a été également soutenue par Mme Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, et Tidjane Thiam, Envoyé spécial pour l’Union Africaine.
Certains pays du G20 et des institutions financières internationales comme le Fmi ont aussi insisté sur l’urgence d’une mobilisation accrue de ressources au profit de l’Afrique et d’un soutien ciblé aux Pme africaines».
Organisée par le Forum de Paris et la présidence saoudienne du G20 sur le thème «Surmonter la crise liée au Covid-19–Rétablir des flux de capitaux soutenables et des niveaux de financement adaptés pour le développement», la conférence a réuni environ 35 pays et a vu la participation des ministres en charge des Finances, de la coopération internationale et gouverneurs des banques centrales de pays membres et non-membres du G20. S’y ajoutent des dirigeants d’institutions financières internationales et d’institutions financières privées ainsi que des représentants de think tanks-clés et du monde universitaire.
Les résultats de la Conférence alimenteront la réflexion collective internationale en cours et en particulier la réunion du 18 juillet 2020 des ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales des pays membres du G20.

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