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Pour faciliter l’accès à l’information sur l’exploitation des ressources extractives, des acteurs simplifient les différents rapports Itie du Sénégal. Les documents en cours de réalisation sur des langues locales et en images sont attendus à la mi-août.

Le Sénégal a publié depuis 2013, quatre rapports annuels des activités extractives dans le cadre de la mise en œuvre de la norme Itie. Les deux premiers respectivement en 2013 et 2014 et les deux derniers (rapports 2015 et 2016) en 2017.
Malgré ces réalisations, persistent encore certains défis liés à une gouvernance transparente et effective des ressources extractives. Les rapports Itie étant souvent volumineux et techniques, il est noté un manque de compréhension et d’appropriation des informations contenues dans ces rapports par certaines couches de la population. Ce qui conduit à une asymétrie d’information entre les différents acteurs concernés et directement impactés par l’exploitation des ressources minérales et impacte négativement sur les relations et le climat de confiance qui lient les différentes parties prenantes.
Pour assurer une bonne gouvernance des ressources extractives mais aussi pour préserver le climat de paix entre les différentes parties prenantes, les acteurs ont trouvé une meilleure formule de vulgarisation des informations afférentes au secteur extractif tant au niveau local que national et conformément à l’exigence 1.3 (participation de la Société civile) de l’Itie. La coalition Publiez ce que vous payez (Pcqvp) Sénégal, en collaboration avec Oxfam et Enda Lead Afrique francophone, réalise des guides simplifiés des rapports Itie de 2013 à 2017.
Les versions simplifiées et illustrées qui ont fait l’objet d’un forum de vulgarisation hier à l’Ucad permettront de faciliter non seulement la lecture et la compréhension des publications, mais aussi d’atteindre un large public surtout les communautés impactées par les exploitations minérales.
«Les images parlent plus même aux gens qui ne sont pas alphabétisés. On essaie d’imager le circuit de distribution des revenus générés par les industries extractives», a dit Mame Latif Fall, coordonnateur de l’antenne régionale Pcqvp à Saint-Louis.
«Nous avons fait le travail nécessaire pour les simplifier, les rendre plus accessibles à toute personne, aux communautés qui doivent être renseignées sur ce qui se fait dans le secteur extractif, comprendre les enjeux et les défis auxquels elles sont confrontés», a expliqué Moussa Mbaye Guèye, directeur exécutif de Enda Lead Afrique francophone.
Le forum s’est tenu à l’Ucad mais les organisateurs ambitionnent de tenir l’initiative dans toutes les universités du pays pour plus de vulgarisation. L’idée est d’arriver à avoir des clubs en Ethique et transparence dans les universités qui permettraient d’avoir des points focaux qui vont assurer le relais des informations au niveau local. Les guides seront disponibles avant mi-août prochain. Il n’est pas exclu d’utiliser des capsules de quelques minutes et de les faire passer par les réseaux sociaux en langues locales.
ksonko@lequotidien.sn

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