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Les migrants porteurs de projet peuvent entrevoir l’avenir avec plus d’espoir. L’Etat compte les accompagner pour l’accès à des services financiers ou non financiers, mais aussi faciliter le financement des initiatives économiques privées.

Ils sont nombreux, les Sénégalais de l’extérieur désirant rentrer au bercail. Mais souvent leur projet de retour se heurte à l’absence d’assurance. L’Etat se porte garant en apportant son soutien aux porteurs de projet. Le gouvernement compte sur l’appui de ses partenaires. «Notre premier apport, c’est le financement. Donc 1,310 milliard pour l’Agence française de développement, 6,550 milliards pour l’Union européenne et 1,310 milliard pour l’Etat sénégalais. Ce qu’on apporte aussi, c’est cette vision un peu africaine du lien entre la France et les diasporas», informe Olivier Cabar, responsable équipe projet migration à l’Agence française de développement, à Paris. En effet, le projet est étalé sur une durée de 4 ans. Au total, l’Etat, à travers l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme), va accompagner 150 entrepreneurs.
Pour la sélection, l’Etat a établi des critères d’éligibilité très précis. D’abord, il faut être Sénégalais de la diaspora, résidant en France, en Belgique, en Espagne et en Italie. Et ces cibles devraient être également porteuses de projets de création ou de développement d’entreprise au Sénégal. Ne sont pas éligibles en revanche les projets pour lesquels il n’y a pas de participation de migrants. Mais aussi les projets de fonctionnement d’association sont hors de course. Une fois retenus, les porteurs bénéficieront de l’accompagnement dans la concrétisation de leur projet, l’accès à des financements, la meilleure compréhension de leur marché. Selon le directeur général de l’Adepme, Idrissa Diabira, «l’Adepme déjà accompagne tout au long du stade de vie d’une entreprise, de l’idée de projet à l’entreprise en création, l’entreprise en croissance ou l’entreprise qui est en difficulté».
Par ailleurs, le Dg a informé que le dispositif comprend des financements innovants comme les prêts donneurs qui consistent à faire un prêt sur la base de la confiance. Il n’y a pas de secteur ciblé. Toutes les activités économiques rentables sont concernées. Pour la représentante de l’Ue, il s’agit de donner des opportunités d’investissement ici au pays. Une façon pour l’Union européenne de lutter contre l’immigration clandestine.
Hier, un atelier sur la question a réuni l’Adepme, ses partenaires, mais aussi des porteurs de projet, des Sénégalais établis à l’étranger. Les échanges sur l’âge, la durée de présence ou d’absence au Sénégal qui doit être exigée aux prétendants ont fait l’objet de débat. D’ailleurs, la rencontre a été organisée pour mieux définir les critères pour être plus efficace dans la sélection et l’accompagnement. Une initiative qui rentre dans le cadre des activités de la 3ème phase du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd).
msakine@lequotidien.sn

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