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Les femmes africaines leaders venues de 15 pays ont pris part, hier à Toubab Dialaw, au sommet de l’organisation Women in africa sur l’entrepreneuriat féminin. Elles ont pu partager entre elles les succès des unes et les échecs des autres. La question qui revient tout le temps est la problématique de l’accès des femmes aux financements.

L’accès aux financements demeure une problématique pour les femmes entrepreneures africaines. Le sommet de Dakar, tenu hier à Toubab Dialaw à l’initiative de Women in africa, a été une tribune d’échanges entre les leaders féminins. Venues de 15 pays, ces femmes ont pu bénéficier de conseils tels que les opportunités liées à l’entrepreneuriat digital. Ce qu’on appelle encore le e-commerce qui permet d’écouler les produits à travers le net. Et pour une meilleure connaissance des produits, de leur gestion, du management et de l’environnement, les panélistes dont Fatou Sow Sarr ont exhorté leurs sœurs à miser sur l’éducation, la formation. Mais aussi, une orientation des politiques publiques a été suggérée. Un plaidoyer sur la transformation des produits et l’agrobusiness a été également porté à l’intention des participantes.
Par ailleurs, des intervenants ont évoqué les obstacles qui freinent le développement de l’entrepreneuriat féminin. La présidente de l’Union des femmes chefs d’entreprise du Sénégal déclare : «Nous estimons que l’entrepreneuriat féminin est très mal compris surtout au niveau institutionnel. Parce que jusqu’à présent, le simple fait d’ailleurs de nous loger dans le ministère de la Famille montre l’incompréhension de ce secteur d’activité. Nous ne faisons pas de la lutte contre la pauvreté. Nous sommes des créatrices de richesse.» Mme Nicole Gackou a également soulevé d’autres contraintes. «Nous n’avons pas de banque de développement. Nous n’avons pas de fonds publics d’investissement», déplore-t-elle. L’entrepreneure a ainsi soumis quelques propositions pour faciliter l’accès des femmes aux financements. «Il faut coupler deux choses : les services non financiers et les services financiers (…) Donc il y a aujourd’hui, nécessité de mettre un link entre les deux qui va permettre à l’activité de la femme chef d’entreprise d’être organisée et d’accéder aux financements, parce qu’ayant une claire vision de ce qu’elle veut», propose-t-elle. Et d’ajouter : «Les dernières statistiques ont montré que sur plus de 450 mille entreprises au Sénégal, il n’y a que 12 mille qui sont dans le secteur formel. Pour l’économie dite informelle, 70% des actifs appartiennent aux femmes. Donc c’est dire l’importance des femmes au cœur de cette économie informelle.»
msakine@lequotidien.sn

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