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Extrait du sous-sol de Kédou­gou, dans la partie sud-est du Sénégal, l’or est exporté sous une forme brute. Les compagnies nationales et internationales qui se sont investies dans ce commerce ciblent principalement les marchés suisse, indien et celui des Emirats-Arabes-Unis, entre autres, au détriment du marché local.
Pour corriger cette «injustice», le gouvernement avait entrepris des discussions avec les industriels aurifères, afin que les bijoutiers sénégalais puissent accéder à la production nationale d’or. Et Sgo, qui est pour le moment, la seule usine productrice d’or au Sénégal, est d’accord pour céder une partie aux artisans sénégalais. Mais ces derniers butent sur un certain nombre d’obstacles, notamment la Tva. Avec cette taxe, ils craignent que les prix deviennent non compétitifs. Ainsi souhaitent-ils que l’achat de l’or soit exempt de Tva ou bien qu’il y ait une suspension de la Tva. A ce propos, a indiqué hier Ousmane Cissé, directeur des Mines et de la géologie, en marge de la publication du 7e rapport Rse de Sgo, «des discussions sont en cours avec le ministère de l’Economie, des finances et du plan pour voir comment lever cette contrainte relative à la Tva».
D’après le Dg de Sgo, les bijoutiers ont estimé leur besoin annuel à 100 kg d’or. Et son usine est prête à leur réserver cette quantité, dès que le frein sera levé.
dialigue@lequotidien.sn

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