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Les facteurs socioculturels entravent l’accès des femmes à l’énergie. C’est le constat du directeur pays d’Energi 4 impact dont le projet vise l’accès à l’énergie pour tous.

Les facteurs sociaux-culturels retardent l’accès des femmes à l’énergie en zone rurale. Ces facteurs ont largement joué en défaveur de l’atteinte des objectifs d’Energi 4 impact dans la mise en œuvre de la première phase du projet Accès à l’énergie pour tous. Le directeur pays de cette organisation internationale, M. Louis Seck, explique : «Les besoins des hommes et des femmes ne sont pas toujours les mêmes, mais surtout ils sont pris en charge différemment en faveur de l’homme. Il y a des barrières d’ordre socioculturel, surtout en milieu rural, où la femme doit se soumettre, où elle n’a pas le droit de développer certaines activités, démarches ou initiatives.»
Son organisation travaille pour l’accès à l’énergie et prend en compte la dimension genre. L’autre défi à relever par son équipe est relative à la formation et au renforcement des capacités des femmes rurales. «Il faut former les femmes, les capaciter pour qu’elles puissent avoir un certain niveau qui leur permette de comprendre et d’agir, car l’accès à l’énergie comporte des notions de gestion, de comptabilité, de banque. Si vous n’avez pas un certain niveau, ce n’est pas du jour au lendemain que cela peut passer. Donc, il faut former les femmes, les capaciter afin qu’elles puissent comprendre pour agir», a développé M. Seck.
L’autonomisation des femmes est aussi entravée par l’enclavement en zone rurale, presque inaccessible pour les acteurs du projet Accès à l’énergie pour tous. «Des villages très proches, mais sans routes ni moyens de déplacement. Pour charger des portables, les femmes parcourent des kilomètres», regrette M. Seck.
Il s’exprimait hier lors de l’atelier de partage des trois ans d’expérience dans la mise en œuvre de la première phase du projet Genre et énergie pour tous d’Energie 4 impact. La deuxième phase du projet qui va commencer en janvier 2018 va consister à lever ces barrières socioculturelles afin de permettre l’accès des femmes à l’énergie.
Pour la première phase qui vient d’être bouclée, plus de 100 entrepreneuses ont bénéficié du soutien du projet qui a impacté des milliers de foyers. Alors que le projet visait 250 entreprises dirigées par des femmes dont 100 pour la vente de services relatifs à l’énergie.
ksonko@lequotidien.sn

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