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Ce fut un mardi noir. L’accident, qui s’est produit à l’entrée de la ville de Koumpentoum, dans la région de Tamba­coun­da, a provoqué 14 morts et plus de 80 blessés.

Après les grâces du Gamou, les populations du Niani se sont réveillées ce mardi dans l’émoi et la consternation à cause d’un accident d’une très rare violence, qui s’est produit à l’entrée de Koumpentoum. Le bilan est lourd : 14 morts et plusieurs blessés. Quelle tragédie !  Selon les informations reçues, il y a eu dès les premiers instants du  choc, 10 personnes retrouvées mortes sur le coup, complétement calcinées et plusieurs dizaines  de blessés graves comme légers. Le choc s’est produit à l’entrée de la ville de Koumpentoum. Des victimes parlent de conducteurs, qui roulaient à vive allure, d’autres évoquent la thèse de virage raté. De toutes les façons, Il s’agit d’une collision entre deux véhicules, un bus transportant des passagers en provenance de Touba et un camion frigorifique qui venait de Tamba. La gendarmerie fait état de 14 morts dont les corps sont complétement calcinés et de 83 personnes blessées, évacuées à Koumpentoum et Tamba.
Le choc a eu lieu vers les coups de 1 heure du matin, informent des témoins. Il est tellement violent que quelques minutes après, les deux véhicules ont tous pris feu. Certaines personnes témoins de la scène racontent : «C’est d’un seul coup qu’on a entendu le choc. La plupart des passagers dormaient, quand soudain un bruit assourdissant réveilla tout le monde.  Ça a été tellement rapide qu’il est même impossible de relater le choc», explique Mamadou Mballo, une victime de l’accident. Atterré. Ce quinquagénaire, cœur meurtri, poursuit : «J’ai aussi perdu dans l’accident mon fils que j’étais d’ailleurs parti chercher à Louga. Il y était parti chercher du travail pour subvenir à ses besoins et aider sa famille et ses parents», lâche péniblement le papa, blessé aux pieds et  actuellement en soins intensifs à l’hôpital de Tamba.
Le véhicule, qui transportait les passagers, a pris feu juste après le choc. Seules les personnes, qui ont su le choc à temps, ont pu se sauver avec évidemment des brûlures. Les autres n’ont pas eu le temps de sortir du piège. «Nous avons perdu tous nos bagages dans l’incendie, se désole Amadou Bâ, qui devait se rendre dans son Fouladou natal. Actuellement, il ne me reste plus rien comme bagages. Tout ce que j’avais acheté pour la famille après plusieurs années d’absence est parti dans les flammes du véhicule.»

Origine de l’accident
Aujourd’hui, il est difficile de contenir l’émotion. Figé dans la douleur, le maire de Koum­pen­toum, qui s’est rendu au Centre de santé de la localité, a du mal à se relever de ce drame. «C’est aux environs de 11 heures passées, que nous avons procédé sur autorisation des autorités, à l’enterrement des victimes. Elles étaient 12 personnes, complétement calcinées et presque méconnaissables du fait de l’état de la brûlure qu’elles ont subie. C’est à peine que les corps ont été rassemblés pour être mis sous terre», se désole l’édile de la ville.  Il poursuit : «C’était douloureux et très difficile.»
Après les morts, l’attention se porte sur les blessés dont la plupart sont d‘origine étrangère. «La plupart sont des Bissau Guinéens. Ils sont presque une vingtaine, précise le maire. Ils sont  déboussolés et très ahuris. Ils ne connaissent rien de la localité et ont tout perdu dans l’accident. C’est pourquoi, la mairie est à leur chevet et tente de leur apporter soutien et réconfort. Ils sont en train de recevoir les premiers soins pour les moins graves et dès la fin des secours, nous leur aiderons à avoir le billet pour pouvoir continuer leur périple», promet le maire. Ces miraculés sont parqués à l’entrée du Centre de santé. Sonnés. Et dévastés. En attendant, ils ne veulent pas se prononcer sur cet accident.
En attendant, les populations déplorent le retard des secours. «L’accident est certes grave et très violent mais, si les victimes avaient très tôt reçu des secours, il y aurait eu moins de perte en vies humaines», déplorent certains témoins qui regrettent que Koumpentoum, chef-lieu de département, ne dispose pas d’une caserne de sapeurs-pompiers. «C’est inadmissible que des secours nous quittent à une centaine de kilomètres. Que l’état daigne ériger une caserne de sapeurs-pompiers à Koum­pentoum, capitale du Niani», réclament-ils.
afall@lequotidien.sn

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