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C’est connu : la route est un grand tueur. Mais les chiffres dévoilés hier par le directeur des Transports font froid dans le dos : il y a eu 500 morts en 2016 provoqués par les accidents de la circulation. Et Tamba enregistre 25% des cas de décès. Inquiétant !

C’est un horrible constat fait par le gouverneur de Tamba et le directeur des Transports qui ont livré les chiffres de la mort : Sur les 500 personnes tuées sur la route en 2016, Tambacounda enregistre 216 cas. Soit 25% des victimes. Il y a eu aussi 505 blessés. Véritable hécatombe ! «Chaque année,  on perd 500 personnes en moyenne sur les routes, et 25% de ces décès sont enregistrés à Tamba», révèle le directeur des Transports. «Cette situation est inquiétante et doit appeler à un sursaut national, fulmine Bouya Amar, gouverneur de Tambacounda. Les routes qui constituent les principaux moyens de déplacement des populations dans la région sont une véritable psychose.» Le directeur des Transports renchérit en révélant qu’entre le Magal de Touba et la fin de décembre, plus d’une soixantaine de personnes ont été tuées par la route. Le dernier exemple est l’accident spectaculaire qui a eu lieu à Koumpentoum. Lequel a fait 14 morts et plus de 80 blessés au lendemain du Gamou.
Au-delà des chiffres qui font froid dans le dos, il faut connaître les causes qui ont un dénominateur commun : Le comportement humain. Le directeur des Transports explique : «Les accidents sont le plus souvent dus au dépassement dangereux sur la route, à la conduite de certains chauffards en état d’ivresse, de somnolence ou assez souvent à l’utilisation des psychotropes avant de reprendre le volant.»

Des efforts faits par l’Etat
Aujourd’hui, le gouvernement est en train de faire des efforts sur le plan des infrastructures (routes, autoroutes, etc.), et le renouvellement du matériel de travail des agents avec l’ouverture d’un centre de contrôle des véhicules très moderne à Dakar qui polarise 70% du parc automobile sénégalais. «En ce qui concerne le parc automobile,  beaucoup d’efforts sont aussi notés avec le renouvellement de plusieurs véhicules du secteur du transport urbain. Les autres secteurs comme l’interurbain et les gros porteurs seront aussi renouvelés et accompagnés pour que soient modernes ces secteurs», détaille le directeur des Transports.
Le chiffre semble élevé mais, précise Cheikh Gaye, c’est la triste réalité. Par conséquent, il préconise à ce que des activités de sensibilisation, de formation et d’éducation à la sécurité routière, entre autres, soient instituées et dispensées aux personnes, aux usagers de la route de manière générale. «D’ailleurs, précise-t-il, c’est tout le sens de nos tournées entamées dans les régions.»

Il faut aussi une application stricte de la loi
Que faire au-delà des activités de sensibilisation et d’éducation à la sécurité routière ? «Il faut aussi que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur. Et c’est à ce niveau que les réformes ont tout leur pesant d’or. Les permis seront réformés et leur obtention strictement revue. Dorénavant, celui qui voudra obtenir un permis de conduire passera inéluctablement par les auto-écoles, martèle-t-il. Mieux, c’est une application audiovisuelle qui va être appliquée pour éviter tout contact humain, lors du passage pour la partie concernant le Code de la route», ajoute-t-il.
Pour l’instant, le permis à points proposé pour discipliner la circulation rencontre des résistances. «En interrogeant la base de données des permis, nous nous sommes rendu compte que les permis de transport de manière générale ne représentent pas plus de 30% de l’ensemble des permis. Il faut donc que les transporteurs arrêtent de penser qu’ils sont les seuls ciblés en instaurant ce permis. Il y a 70% des permis qui sont détenus par les autres usagers», informe le directeur des Transports. Nonobstant ces résistances, il avance que «la loi va être appliquée et dans toute sa rigueur. Il est temps d’agir et de dépassionner les débats, oublier les querelles partisanes pour l’intérêt des populations et leur sécurité». Il est temps d’arrêter cette course vers la mort…
afall@lequotidien.sn

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