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Les accidents de la circulation occasionnent chaque année plus de 1,2 million de morts à travers le monde et 20 à 50 millions de traumatismes non mortels. Au niveau local, le phénomène a fait plus de 2 000 pertes en vie humaine entre 2014 et 2017.

Les accidents de la circulation provoquent chaque année plus de 1,2 million de décès et 20 à 50 millions de traumatismes non mortels à travers le monde, soit 3 000 décès par jour dans le monde entier. La majorité des victimes sont des usagers vulnérables, c’est-à-dire des cyclistes et des motocyclistes. Le phénomène s’explique par le dysfonctionnement du système de circulation dans lequel interagissent le type de véhicule, la voie, le comportement de l’usager, les politiques locales…
Pourtant, selon le général à la retraite Lamine Cissé, Pca du comité de pilotage de Partners West Africa (Pwa), la violence routière qui pèse lourdement sur les systèmes de la santé n’est pas non plus une fatalité. «La bataille de la sécurité routière peut et doit être surmontée par l’engagement déterminé des pouvoirs publics, mais aussi par le comportement de chacun, car il s’agit de sauver des vies», a soutenu le Pca de Pwa hier à l’atelier sur la prévention routière organisé par Partners West Africa. M. Cissé pense que l’insécurité routière est accentuée par toutes sortes de trafic qui touchent nos systèmes malgré le travail de la police, de la gendarmerie, des eaux et forêts, de la douane… à l’intérieur comme à l’extérieur de nos pays.
C’est pour améliorer la perception du public sur l’intégrité et l’efficacité de la police et de la gendarmerie, garant de la sécurité routière, que Partners West Africa accompagne l’Etat du Sénégal.

532 décès par accident chaque année au Sénégal
Au niveau national, sur une période de quatre ans, entre 2014 et 2017, le pays a perdu 2 mille 130 personnes sur les routes, soit une moyenne annuelle de 532 morts par an. «C’est trop pour une population de 14 millions d’habitants, un parc automobile de 600 mille véhicules. Quand on fait le ratio, on est de très mauvais élèves», s’est indigné Matar Faye, directeur exécutif de la Nouvelle prévention routière du Sénégal ; d’où la nécessité pour chacun de renforcer sa vigilance, mais aussi la formation qui est un levier de changement de comportements. «Tous les comportements discourtois observés sur la route relèvent d’un manque de formation, de l’ignorance des règles de circulation, mais également de l’inaptitude à la conduite et d’une certaine indiscipline», dénonce M. Faye, par ailleurs président du comité de pilotage de la Pwa.
Pour corriger cette donne, il recommande une application des règles de conduite et un renforcement de l’arsenal répressif. «Il ne faut pas avoir peur. Si la route continue à tuer, il faut que l’Etat s’engage en ayant du courage, de la détermination et en laissant aux policiers et aux gendarmes le soin de faire correctement leur travail en leur dotant de moyens efficaces», plaide M. Faye.
ksonko@lequotidien.sn

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