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Les accidents de la circulation sont responsables chaque année de centaines de victimes. En moyenne, le taux de mortalité dû aux accidents de la route sur le continent africain est de 24 sur 100 mille habitants. Ce qui équivaut à une perte entre 1 et 5% du Produit national brut (Pnb) des pays. Le Sénégal n’y échappe pas et le dernier Magal de Touba qui s’était soldé par un lourd bilan d’une cinquantaine de morts avait amené les autorités à adopter des mesures de lutte contre ce fléau. Une des principales mesures prises par les autorités avaient été de vouloir interdire les transports interurbains de nuit. Ces mesures n’ont pas fait l’unanimité sans doute, parce qu’elles n’ont pas convaincu les acteurs de leur pertinence.
Aujourd’hui, le Sénégal bénéficie de l’expérience du Grand-Duché du Luxembourg en matière de lutte contre les accidents de la route. En marge du forum économique qui s’est tenu hier au Cicad, le ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement a signé avec son homologue luxembourgeois de la Coopération et de l’action humanitaire un accord de partenariat portant sur la sécurité routière.
Selon Abdoulaye Daouda Diallo, cet appui va permettre au Sénégal d’atteindre l’objectif qu’il s’est fixé, à savoir la réduction de moitié du nombre de morts et de blessés graves sur les routes. Le partenariat porté par Luxmobility, une société ayant une forte expérience dans le domaine des transports et de la mobilité, vise à mettre en place un logiciel qui permettra aux autorités compétentes de recueillir des données d’accidents routiers et d’appliquer des mesures ciblées de sécurité routière. Ainsi, le Sénégal va devenir un pays pilote pour la mise en œuvre de l’initiative Save live. «Le but du projet sera de réduire la mortalité routière au Sénégal en introduisant un système de collecte de données et de traitement des accidents de la route à travers l’utilisation du logiciel Save live qui préexiste et qui sera adapté au contexte local», renseigne un document de la délégation luxembourgeoise. Le document indique que le Sénégal pourra développer, sur la base des données recueillies, des stratégies basées sur l’évidence et adaptées aux besoins réels. Le système va recueillir des informations sur les lieux et les types d’accident. Ce qui permettra à l’Etat d’améliorer sa politique de réduction des accidents de la circulation. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Business partnership facility, financé à 50% par le Grand-Duché.
mamewoury@lequotidien.sn

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