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Le président de la République qualifie de «non sujet» le débat posé par Idrissa Seck par rapport à la publication des accords bilatéraux entre le Sénégal et la Mauritanie sur le gaz.

Macky Sall n’a pas perdu du temps pour répondre à Idrissa Seck. Le président de Rewmi a adressé une lettre ouverte au président de la République mercredi pour exiger la publication des accords de pêche sur le gaz signés avec la Mauritanie. Mine sombre comme son costume et visiblement gêné devant son homologue libérien, le Président Sall s’empresse de servir : «J’évacue d’abord la dernière question qui est très simple.» C’est celle des accords. Macky Sall, sans citer le leader de Rewmi, lui lance d’emblée une pique : «Il faut ne rien comprendre des relations internationales pour croire qu’un Etat va signer un accord en secret. C’est méconnaître les mécanismes de l’organisation de l’Etat.» Lunettes bien ajustées, ferme devant le pupitre, le chef de l’Etat explique le modus operandi : «Ces accords doivent être ratifiés et promulgués en dernière instance par le président de la République. Quand on parle de ratification, c’est retourner le pouvoir aux représentants du Peuple : les députés. Cet accord sera prochainement présenté en Conseil des ministres qui va l’adopter et le soumettre à l’Assemblée nationale. Le ministre des Affaires étrangères sera là pour répondre aux questions des députés pour expliquer de fond en comble les tenants et les aboutissants. Donc, je ne comprends pas qu’on puisse poser ces questions.» Le président de la République qualifie de «non sujets» l’interpellation de Idrissa Seck à partir du moment où ces accords «se sont faits publiquement».
Macky Sall a fait cette sortie hier lors de la visite de «travail et d’amitié» de Georges Weah à Dakar. Pourtant, des membres du service de communication du palais de la République ont tout fait pour dissuader les journalistes à ne pas évoquer les accords entre la Mauritanie et le Sénégal sur le gaz devant le chef de l’Etat libérien. Au début, les Présidents Macky Sall et Georges Weah devaient faire une déclaration. Dans la salle, on entend les mouches voler.
bgdiop@lequotidien.sn

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