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Après plusieurs mois d’attente et de négociations, le Sénégal et la Mauritanie ont enfin signé de nouveaux accords de pêche. Le gouvernement de Mohamed Ould Abdel Aziz a ainsi accordé aux pêcheurs sénégalais 400 licences et un quota annuel de 50 mille tonnes de poissons à débarquer.

Le ministre sénégalais de la Pêche et de l’économie maritime, qui était venu rendre compte aux représentants des pêcheurs après la signature de nouveaux accords entre les deux pays, a indiqué que la République islamique de Mauritanie a accepté d’accorder au Sénégal un quota de 50 mille tonnes de poissons à débarquer et de 400 licences dont 250 pour les sennes tournantes. Selon Oumar Guèye, conformément  à ses lois et règlements, la République islamique de Mauritanie a aussi décidé de construire un quai de pêche à 2 kilomètres 500 de la frontière entre les deux pays et une route reliant ce quai de pêche à la frontière. Côté sénégalais, il a fait également savoir que le Président Macky Sall  a décidé de construire une route reliant la frontière à Saint-Louis et de doter les mareyeurs et pêcheurs de camions frigorifiques. Par ailleurs, le ministre de la Pêche a informé que dans le cadre de ce protocole d’accord, les deux parties ont aussi signé une phase transitoire d’un an, phase pendant laquelle les pêcheurs saint-louisiens pourront débarquer directement à Saint-Louis. Toutefois, précise-t-il, en attendant cette phase nécessaire à la construction du quai de pêche, si les constructions se terminent dans cette intervalle, les prises seront débarquées dans ce quai de pêche qui devait être construit à Ndiago, village mauritanien situé à plus de 10 kilomètres de la ville de Saint-Louis. Mais au terme des négociations, les deux parties ont finalement décidé de le construire à Boya, situé à 2 kilomètres 500 de la frontière, grâce à l’intervention des deux Présidents, afin de permettre aux pêcheurs saint-louisiens de pêcher facilement et de rentrer à Saint-Louis. Oumar Guèye, qui n’a pas tari d’éloges à la partie mauritanienne, a indiqué qu’ils veilleront à ce que toutes les quantités débarquées soient contrôlées en qualité et en quantité. Pour ce faire, il a indiqué que les deux  services opérationnels concernés doivent travailler en collaboration à Saint-Louis pour contrôler le débarquement de toutes les pirogues.
Ces accords de pêche attendus depuis plusieurs mois par les pêcheurs de Guet-Ndar interviennent à un moment où ces derniers vivent des moments très difficiles. Ils se contenteront certainement des licences pour reprendre la mer, mais ce qui est moins sûr, c’est leur acceptation des conditions posées par le gouvernement mauritanien, car beaucoup de pêcheurs demeurent sceptiques par rapport à tout débarquement en terre mauritanienne. Non seulement le coût du poisson sera encore plus élevé, mais également beaucoup d’entre eux redoutent les tracasseries qu’ils ont l’habitude de subir en terres mauritaniennes, même quand ils bénéficient d’autorisation de pêche.
cndiongue@lequotidien.sn

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