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Après plusieurs mois d’exploration du gaz, le Sénégal et la Mauritanie vont aborder la phase de l’exploitation. Les accords qui seront signés aujourd’hui à Nouakchott sous la direction des Président Macky Sall et Mouhamed Ould Abdel Aziz vont lancer «le top chrono officiel qui marque» cette étape cruciale dans la vie économique des deux pays.

Après la phase de l’exploration, le Sénégal et la Mauritanie abordent l’exploitation du gaz. Une grande étape qui sera effective avec la signature aujourd’hui, à Nouakchott, par les ministres du Pétrole des deux pays, sous l’égide des Présidents Macky Sall et Mouhamed Ould Abdel Aziz, des «derniers accords nécessaires à la prise de décision finale d’investissement». «Avec l’ensemble de ces accords, le Sénégal va faire un grand pas vers sa destinée de pays producteur de gaz et de pétrole», indique-t-on dans un communiqué du ministère sénégalais du Pétrole et des énergies.
Le document poursuit en soulignant que «cette étape constitue l’aboutissement de plusieurs années de travaux acharnés des équipes techniques des ministères du Pétrole, ceux des Finances ainsi que des sociétés nationales des deux pays».
Tous ces résultats sont le fruit d’un travail «mené en parfaite coordination entre les deux pays d’une part et avec les compagnies pétrolières internationales Bp et Kosmos d’autre part». Celui-ci a porté sur «la convention régissant la fiscalité applicable aux sous-traitants». Du fait du caractère transfrontalier du champ, «ce document harmonise les deux législations fiscales applicables aux sous-traitants». Assurant aussi un partage juste des recettes fiscales entre les deux pays, cette convention «sera annexée à l’accord de coopération inter-Etats signé le 9 février dernier par les deux ministres du Pétrole».
On note également que l’accord de financement des deux compagnies nationales demeure un des éléments sur lequel le travail réalisé a été axé. Ainsi, l’on fait savoir qu’à «compter de la prise de décision finale d’investissement, Petrosen et son homologue mauritanienne, la Société mauritanienne des hydrocarbures et du patrimoine minier (Smhpm), en tant que membres de l’association des contractants, doivent participer aux investissements à réaliser pour la construction des installations de production». «Un accord de financement avec Bp et Kosmos a été conclu par chacune des deux compagnies nationales», précise-t-on.
Aux deux premiers documents vient s’ajouter le Protocole d’accord de commercialisation du Gnl. A ce propos, informe-t-on, «contrairement au projet pétrolier, tout projet gazier nécessite avant son développement l’assurance que le gaz à produire trouvera un repreneur. A la suite d’un processus rigoureux et compétitif, les contractants du projet Gta ont identifié et conclu un protocole d’accord définissant les grandes lignes d’un futur contrat d’achat et de vente de gaz naturel liquéfié avec le futur acheteur». Et le ministère sénégalais du Pétrole et des énergies de préciser : «Ledit contrat sera négocié de façon détaillée à partir de janvier 2019. Ce protocole, signé par les contractants, est soumis à l’approbation des ministres du Pétrole des deux pays».
Au sujet de l’autorisation d’exploitation délivrée par les deux Etats aux contractants, le ministère dirigé par Mansour Elimane Kane fait savoir : «Jusque-là, le projet Grand Tortue Ahmeyim était dans la phase ‘’Exploration’’, avec la mise en œuvre d’un ensemble d’activités pour chercher, trouver et évaluer, techniquement et économiquement, les ressources en hydrocarbures. Cette phase est sanctionnée par la soumission au ministère du Pétrole des deux pays, pour approbation, d’un plan de développement et de mise en exploitation du champ gazier de Grand Tortue Ahmeyim. Une fois les évaluations réalisées, les financements assurés, la fiscalité clarifiée, les contractants s’engagent mutuellement et vis-à-vis de l’Etat à développer le projet.» Ce qui amène ces derniers à solliciter, «par soumission d’un plan de développement du champ, la délivrance d’une autorisation d’exploitation exclusive par les ministères du Pétrole afin d’entrer dans la phase ‘’Exploitation’’ au cours de laquelle seront réalisés dans un premier temps les travaux de construction des installations de production (puits, gazoducs, bateau de traitement, bateau de liquéfaction, etc.) suivie ensuite par la mise en production du gaz contenu dans le champ dès 2022. Cette autorisation est signée par les deux ministres du Pétrole».

mdiatta@lequotidien.sn

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