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Le Sénégal marque un grand pas vers la concrétisation de l’engagement pris concernant l’élimination du paludisme d’ici 2030 et la pré-élimination d’ici 2020. Désormais notre pays dispose d’un appareil capable de détecter, en dehors du paludisme, toute infection antérieure récente ou ancienne due à des parasites, bactéries, virus et champignons. En clair, la technologie Luminex permettra aux spécialistes de la santé de mieux comprendre l’épidémiologie des pathologies fébriles d’origine infectieuse due au paludisme, à la fièvre jaune, à la dengue, au Zika, au Lassa, aux maladies émergentes et ré-émergentes et aux autres maladies tropicales négligées. L’acquisition du précieux outil «rapide et efficace» a coûté une centaine de millions de francs Cfa grâce à la collaboration entre le Sénégal et les Etats-Unis.
Hier, une vingtaine de chercheurs issus du service de parasitologie, mycologie de la Faculté de médecine, pharmacie et d’odontologie de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, de l’institut Pasteur, de l’hôpital Le Dantec, de l’Ird, du Programme national de lutte contre le paludisme ont entamé une formation d’une semaine. Ils seront formés par une équipe des partenaires américains sur l’utilisation de cette nouvelle technologie scientifique de pointe. «Cette plateforme que nous venons de lancer s’inscrit dans la logique de la lutte, du contrôle et de l’élimination du paludisme qu’on appelle la technologie Luminex multiplex qui est une technique nouvelle qui a été mise au point récemment grâce au concours de Cdc Atlanta, qui nous permet aujourd’hui de nous assurer que le paludisme dispose concernant les stratégies de recherche et de lutte de tout ce qu’il nous faut pour accompagner le Program­me vers l’élimination» , s’est réjoui le professeur Daouda Ndiaye, chef du service de la parasitologie de l’hôpital Aris­tide Le Dantec de Dakar. Aujourd’hui, le combat de l’Etat du Sénégal est de faire en sorte que le pays soit exempt de palu. Alors, le Luminex sera mis à la disposition du ministère de la Santé, notamment des programmes de lutte contre les maladies infectieuses.
Pour un exemple concret, en cas de Test de diagnostic rapide (Tdr) négatif, la machine peut être utilisée pour confirmation. «Nous savons que la prévalence et l’incidence du palu tournent autour de 2%. Donc il y a 98% de cas non palu. Cela est lié à quoi ? Avec ce Luminex multiplexe, nous parvenons non seulement de confirmer toute infection récente ou ancienne mais de voir à partir de même échantillon toute infection bactérienne, virale, parasitaire, fongique, liée à la clinique par rapport au patient», renseigne Pr Ndiaye.

msakine@lequotidien.sn

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