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Poursuivi devant la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Thiès pour meurtre et assassinat, le berger Oumar Ba a été acquitté, aucune hypothèse n’ayant pu être étayée par des preuves. Il lui était reproché d’avoir commis un homicide volontaire sur la personne de Maguette Kâ.

Cette nuit du 30 janvier 2012, le berger Maguette Kâ a été retrouvé mortellement blessé au domicile de son employeur, Ibrahima Ba, au quartier Ndalor, à Nguékhokh. Quelques jours d’investigations plus tard, les éléments de la Brigade de gendarmerie de Somone, suite à un avis de recherche et d’arrestation, seront informés de l’appréhension par leurs homologues de la gendarmerie de Notto Diobass du mis en cause, un certain Oumar Ba, berger de son état. Face aux juges, son ancien employeur, Ibrahima Ba, a déclaré qu’il avait embauché la victime pour la surveillance de son troupeau de bœufs.
Ce 30 janvier 2012, il y avait une cérémonie de mariage dans la maison mitoyenne à celle où le crime a eu lieu. A peine rentré à la maison aux environs de 22 heures, Ibrahima Ba a entendu des cris provenant du lieu du crime. Il explique avoir appris de la bouche du nommé Gorgui Ka que «c’est mon berger qui a été poignardé», puis reçu des renseignements selon lesquels «le meurtrier de Maguette Kâ était Oumar Ba, l’amant de la jeune fille Penda Ba, à qui il avait d’ailleurs rendu visite le jour des faits». Un dénommé Cheikh Ba qui, quelques heures avant le crime, est passé en compagnie du mis en cause prendre le thé chez Ibrahima Ba, a reconnu avoir, la veille de l’homicide, passé la journée avec le mis en cause au domicile de Ibrahima Ba jusqu’à 17 heures. Il dit n’avoir jamais connu le défunt, mais soupçonne fortement Oumar Ba d’être l’auteur des faits parce que ce dernier, ayant déserté les lieux, n’a daigné répondre à aucun de ses appels téléphoniques.
La prétendue fiancée du mis en cause, Pensa Ba, dit avoir connu Oumar Ba juste un mois avant les faits, à l’occasion d’une cérémonie dans un village du Baol. Elle précise ne l’avoir revu pour la deuxième fois que le 30 janvier 2012, au cours d’une autre  cérémonie de mariage célébrée au quartier Ndalor de Nguékhokh, où le mis en cause est venu lui rendre visite aux environs de 19 heures, ce jour-là. Et de jurer qu’en dehors des salutations d’usage, «rien ne me liait à Oumar Ba». Ce dernier, mis en cause, a nié avoir tué Maguette Kâ qu’il dit n’avoir jamais connu. Il a dit «n’avoir d’ailleurs jamais mis les pieds dans la commune de Nguékhokh, jamais fait la connaissance de Cheikh Ba». L’accusé s’est dit étonné de voir de «telles accusations dirigées à tort contre ma personne».
La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Thiès, après délibération, a acquitté le mis en cause, faute de preuves.
nfniang@lequotidien.sn 

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