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Une cinquantaine de chercheurs de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra), sont en conclave depuis hier au Centre régional d’amélioration de l’adaptation à la sécheresse (Cerass), de l’Ecole nationale supérieure agricole (Ensa). Une session de formation d’une semaine initiée par l’Isra et qui s’inscrit dans le cadre de la programmation scientifique et budgétaire des activités de recherches 2020 dudit institut de recherches sénégalais. Il s’agit, en effet, selon Dr El Hadji Traoré Directeur scientifique de l’Isra, de faire «un bilan des activités de recherches de l’année qui a écoulé et de nous projeter pour l’année qui vient». Il estime : «Nous mettons en place chaque année près de 200 activités de recherches. Mais ce qu’il faut retenir c’est que entre les deux dernières années nous avons pu mettre en place dans le domaine de productions végétales une quinzaine de nouvelles variétés en riz». Lesquelles variétés, selon Dr Traoré, «tiennent compte des différentes zones». Il cite : «Il y a le riz de mangrove, riz pluvial, riz d’irrigation», etc. Aussi, l’Isra a-t-il mis en place «plus d’une dizaine de variétés d’arachide». Egalement il travaille «à ce que le fonio soit une culture bien connue».
En plus des avancées significatives notées dans les productions végétales, l’Isra vient de mettre en place, dans le cadre de la santé animale, un vaccin pour la volaille. «Il y a beaucoup de maladies qui sont résistantes. Elles peuvent à la fois atteindre l’homme et l’animal, nous sommes en train de les surveiller. Et on vient de mettre en place un vaccin bivalent très important pour la volaille. Il permettra en une seule injection de lutter contre deux maladies phare de la volaille à savoir la Newcastle et la variole». Idem dans le domai­ne de la pêche entres autres.
Revenant sur l’atelier de programmation scientifique et budgétaire des activités de recherches 2020 de l’Isra, Dr El Hadji Traoré relève que son institut, dans le cadre de son plan stratégique 2018-2022, qu’il est en train de dérouler, travaille à mettre «des activités de recherches de façon décloisonnée». Il explique : «Il n’est pas pertinent que ceux qui font la recherche sur les productions et sur la santé animale soient d’un côté par rapport à ceux qui font la recherche sur les productions agricoles ou végétales ainsi que ceux qui font la recherche sur les productions halieutiques et aquacoles et sur l’environnement, etc.».
Il faudrait, selon lui, «puisque nous nous adressons à une même personne, c’est-à-dire le producteur qu’il soit paysan, éleveur ou pêcheur, il est important que nous aussi qui sommes dans différentes domaines de recherches d’aller ensemble décloisonner pour nous adresser à la demande qui nous vient de ces producteurs». Toutes raisons, selon lui, de la décision de l’Isra de regrouper «tous ses centres, toutes les 5 domaines de recherches, ensemble pour réfléchir pendant une semaine sur la programmation scientifique en vue de la préparation des comités scientifiques et techniques qui doivent se tenir dans la première semaine du mois de novembre». Pour dire, selon le directeur scientifique de l’Isra, «la nouveauté principalement c’est d’avoir regroupé tous les centres, tous les laboratoires, toutes les activités de recherches, tous les domaines de recherches ensemble pour discuter».
nfniang@lequotidien.sn

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