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Comment s’adapter au changement climatique. Le Sénégal a opté pour une maîtrise de l’eau pour booster sa production. C’est ce qu’a expliqué Dr Alioune Fall, Directeur général de l’Isra.

Les pays du Sahel sont les plus exposés au changement climatique. Comment comptent-ils s’adapter avec le besoin en autosuffisance alimentaire ? Pour le Directeur général de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra), il faut booster la production tout en maîtrisant l’eau. «La base de travail d’une variété d’une zone donnée est le bilan hydraulique. La variété de riz S901 présente en Casamance a 120 jours, tout comme la durée de l’hivernage dans la zone. Dans le Sine-Saloum, nous mettons des variétés qui ont 90 jours pour mûrir. Comment mettre des variétés qui pourront boucler les différents cycles ? Les variétés vont s’adapter au cycle de l’eau. Ça va permettre de booster la production et assurer une chaîne de valeur», a déclaré Aliou Fall. Avant d’insister sur l’importance des semences certifiées. «Elles représentent 30% de la productivité. C’est pourquoi l’Etat prévoie chaque année des semences certifiées pour booster la production».
Sur les effets du changement climatique perçus, Aliou Fall a expliqué qu’il «faut dégager des stratégies d’atténuation et d’adaptation. L’hivernage de l’année dernière est complétement différent de cette année. Il a tellement plu que des maladies et insectes disparus à cause de l’humidité sont réapparus. Les piqueurs suceurs ont piqué l’arachide. Il faut qu’on ait des observatoires qui permettent de mieux comprendre le phénomène».
Ces propos ont été tenus hier lors de la conférence de presse pour présenter les actes posés pour atténuer le changement climatique. C’est dans cette optique qu’il faut comprendre le projet CaSSECS (Carbon Sequestration and greenhouse gas emissions in (agro) Sylvopastoral Ecosystems in the Sahelian Cilss States). Qui est un projet de recherche et développement en soutien à l’innovation pour la résilience des élevages pastoraux dans les pays du sahel. Il veut développer et diffuser des savoirs pour une meilleure connaissance de l’impact des systèmes d’élevage. Financé pour un montant de plus de 5 milliards de francs Cfa, le projet CaSSECS a pour zone d’intervention : Burkina Faso, Niger et Sénégal.

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