PARTAGER

Saisir les opportunités offertes par les Techno­logies de l’information et de la communication (Tic) pour booster le taux de pénétration de l’assurance qui est moins de 2% en Afrique. C’est le souhait formulé à l’ouverture de la 12ème Assemblée générale de la Fédé­ration interafricaine des assureurs-conseils (Fiac) qui se tient à Dakar pour 3 jours.

Les mutations technologiques doivent être considérées comme des opportunités pour améliorer le taux de pénétration de l’assurance en Afrique. C’est le vœu formulé par les différents intervenants lors de la cérémonie d’ouverture de la 12ème Assemblée générale de la Fédération interafricaine des assureurs-conseils (Fiac). Faire preuve d’innovation dans l’exercice du métier, c’est la recommandation faite par la présidente de l’Association sénégalaise des assureurs-conseils (Asac). D’après Racky Wane, les services d’assurance proposés doivent être désormais simplifiés. «Nous devons finir avec l’assurance compliquée, alléger les procédures de règlement du sinistre, car la performance se mesure par rapport à la réactivité et à la rapidité des opérations», a-t-elle fait savoir. Mme Wane ajoute que face aux mutations, il faut «réorganiser l’administration des compagnies à travers la modernisation de leur gestion qui impose des investissements dans des logiciels et matériels informatiques performants». Pour la présidente de l’Asac, ces mutations appellent aussi à «l’adaptation de la réglementation et l’assainissement de nos marchés». Placée sous le thème : «Le courtage d’assurances face aux mutations», cette rencontre sera une occasion d’aborder la question de l’adaptation des courtiers aux changements. Parlant de cette question, Mme Wane souligne que «les courtiers ont compris que les mutations qui s’opèrent, sont loin d’être des contraintes, mais à intégrer pour en faire des opportunités pour se développer». «En effet, le développement des Tic, l’avènement du digital et le développement des réseaux sociaux peuvent entrainer des bouleversements, des business modèles et poussent à faire preuve d’innovation et de pragmatisme pour réinventer la dimension client», a-t-elle dit.
Abondant dans le même sens, le président de la Fiac soutient que la situation risque d’être compliquée pour ceux qui ne se mettront pas au digital. Selon Jean Claude Zanson, avec les Tic, la concurrence est devenue transfrontalière. Parce que, souligne-t-il, «n’importe quel assureur peut venir opérer sur nos marchés». Ainsi pour lui, l’avenir sera le digital qui peut permettre «d’améliorer le taux de pénétration d’assurance sur le continent». «Avec le mobile qui se développe en Afrique, on est capable d’améliorer les chiffres dans le domaine de l’assurance», a-t-il déclaré.
Adaptation et innovation, c’est aussi ce à quoi le ministre délégué chargé du Budget a appelé les professionnels du secteur. Selon Birima Mangara, l’enjeu principal est l’adaptation du secteur de l’assurance «aux mutations des nouvelles technologies et de leur impact sur le comportement des consommateurs et services». Pour le ministre du Budget, à l’ère de la transformation digitale qui introduit un ensemble de nouveaux risques et engendre de nouveaux besoins, «il est question de sortir du conservatisme et du repli sur soi qui caractérisent le secteur». Et M. Mangara de recommander : «Si notre continent est bien présent dans le digital avec les mutations auxquelles l’assurance va s’adapter, il me parait important de bien identifier les axes prioritaires lorsqu’on constate que le taux de pénétration représente à peine 1% du marché mondial de l’assurance.» Pour lui, «les mutations introduites par le digital doivent être perçues comme une opportunité pour promouvoir une assurance inclusive».
dkane@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here