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Le 32ème sommet des chefs d’Etat africains, qui a pris fin ce lundi à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, a permis aux dirigeants du continent d’aborder la question du financement de la santé et le développement du capital humain pour une Afrique développée les années à venir.

L’Union africaine liste ses urgences pour sortir le continent de l’ornière. Lors du 32ème sommet de l’Ua, qui a pris fin lundi à Addis Abeba, les dirigeants africains ont mis l’accent sur la santé et le développement du capital humain. Ils peuvent compter sur le soutien de Bill Gates, président de la Fondation Bill Gates et Dr. Tedros Adhanom, Direc­teur général de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), invités de marque de ce sommet, qui ont demandé aux chefs d’Etat africains de redoubler d’effort dans ces deux domaines. Selon le fondateur de Microsoft, «nous avons investi dans la santé plus de 15 milliards de dollars lors des 20 dernières années pour aider à améliorer la santé des populations africaines». Bill Gates suggère d’investir sur des «ressources humaines valides et qualifiées» pour porter les changements nécessaires dont a besoin l’Afrique. En formant les enfants et en veillant sur leur santé, «nous leur permettrons d’être indépendants, de vivre décemment et de travailler pour le développement du continent», conseille-t-il.
Dr. Tedros Adhanom, Directeur général de l’Oms, ne dit pas le contraire. Il est sûr que l’amélioration de «la santé des populations équivaut à transformer les conditions de vie des populations mais aussi leur vie». De même, convient-il qu’il faut «un engagement politique fort» de la part des chefs d’Etat africains pour réussir ce pari. Concernant les efforts faits dans le domaine de la santé, il a laissé entendre que l’investissement prioritaire dans ce secteur stratégique est celui «dans les soins primaires». Il a aussi informé de la création de l’Agence africaine de fabrication de médicaments. Ce qui montre, selon lui, les performances que l’Afrique «peut réaliser si elle est unie». Mieux, il est grand temps que l’Afrique «prenne sa destinée» en main et «participe» en tant que bailleur et partenaire au niveau international. Il n’a pas manqué d’exhorter les leaders africains à aller vers une meilleure gouvernance pour le renforcement et la consolidation de la démocratie africaine. Aussi a-t-il demandé aux leaders continentaux de concrétiser l’appel d’Addis-Abeba concernant le développement de l’investissement domestique et être conformes aux attentes de l’agenda 2063. Revenant sur l’importance d’investir sur le capital humain, Bill Gates lance : «Il faudra investir sur le capital humain les prochaines années pour que l’Afrique puisse être à la hauteur de ses ambitions.»

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