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Les travailleurs des collectivités territoriales doivent garder leur mal en patience même si le processus d’adoption de la Fonction publique poursuit son petit bonhomme de chemin. Mais, il est encore loin d’être bouclé.

Les attentes sont nombreuses, mais les discussions se poursuivent. Le ministère des Collec­tivités territoriales a organisé hier le Conseil supérieur sur la Fonction publique pour «revisiter» un certain nombre de textes avant une éventuelle signature du président de la République pour sa future mise en œuvre. Malgré l’urgence, Oumar Guèye reste prudent sur la date de mise en application de ce projet, qui va changer la vie des travailleurs municipaux et autres. Il dit : «Je ne voudrais pas prendre un engagement parce qu’il y a des choses qui ne dépendent pas de nous, ce sont les prérogatives du Conseil supérieur de la Fonction publique. Des décrets doivent être déposés au Secrétariat général du gouvernement qui va y travailler. Il y a un circuit que cela va emprunter. Ensuite ça doit être présenté en Conseil des ministres. Il faudra que ça soit adopté et que le Président Macky Sall puisse le signer.» En dépit du long processus de validation, le ministre Oumar Guèye est convaincu que le projet va aboutir. «Cette volonté exprimée est faisable. Je ne voudrais pas m’engager en disant d’ici là ça va être fait. Il faudra que tous les textes arrivent là où ils doivent arriver. Nous allons pousser pour que cela puisse se faire dans les meilleurs délais», précise le ministre de la Gouvernance locale.
En tout cas, la rencontre d’évaluation d’hier est d’une «importance capitale» dans la future adoption de la Fonction publique locale, «qui a fait l’objet de 23 décrets d’application». Les travailleurs des collectivités locales attendent avec impatience l’application de cette mesure, qui leur permettra «d’aller d’une collectivité territoriale vers une autre». «Par exemple quelqu’un qui est employé dans la ville de Dakar peut demander à travailler dans la commune qui est dans la commune de Touba Naassène. A partir de ce moment, il faut que les conditions suivantes soient réunies d’abord que le maire de la ville de Dakar accepte de libérer l’agent. Que le maire de la ville de Touba Naassène accepte de récupérer cet agent. Et que le poste budgétaire puisse exister», tient à souligner le ministre Oumar Guèye. «La Fonction publique locale a ceci de particulier, c’est qu’il y a la parité», annonce Oumar Guèye qui souligne qu’elle est «l’équivalent de la Fonction publique». Il y a néanmoins une légère différence. «Là l’employeur ou les employeurs ce sont les maires, les présidents de Conseil départemental. Il y a une possibilité que le travailleur qui est dans la Fonction publique de l’Etat puisse aller vers la fonction locale», détaille le ministre des Collectivités territoriales.

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